Trotteur ou Youpala, Attention !

Trotteur ou Youpala, Attention !

Utilisé pour « apprendre » à marcher ou tout simplement laisser bébé autonome, le youpala est sujet à controverse.

Selon les données actuelles et les études scientifiques menées, les avis divergent concernant ses effets mais la majorité s’accorde à dire qu’ils sont néfastes pour le développement de bébé.

 Le Conseil général du Val-de-Marne avait déjà lancé en 2013, une campagne de prévention sur les dangers du youpala (également appelé trotteur).

https://www.valdemarne.fr/le-conseil-departemental/enfance/education/protection-maternelle-et-infantile-pmi/halte-au-youpala

 

 

Le développement moteur du nourrisson

Il est important de connaitre le développement moteur pour pouvoir comprendre les effets du youpala.

Il passe par plusieurs étapes et chacune d’entres elles est essentielle au bon développement de bébé :

  • Allongé au sol
  • Se mettre sur le côté
  • Se soulever
  • Se mettre à quatre pattes (le vrai quatre pattes impliquant une impulsion avec le gros orteil)
  • Se mettre à genoux
  • Se redresser
  • Se tenir debout

En passant par toutes ces étapes, bébé apprend au fur et à mesure à appréhender son environnement mais notamment il apprend à tomber. Il sait tomber comme il faut en essayant de se rattraper ou d’amortir la chute.

Cela aura aussi une influence sur sa motricité tout au long de sa vie.

Influence du Youpala

L’utilisation fréquente du youpala pourrait nuire au bon développement moteur de bébé.

En effet, la position du nourrisson dans le youpala le met en « extension » :  il marche sur la pointe des pieds, son corps est tendu, en recherche constante d’équilibre sans jamais le trouver (souvent penché vers l’avant pour avancer par une mise en place d’équilibre/déséquilibre).

Cela empêche bébé de se redresser naturellement en passant par toutes les étapes du développement puisqu’en général il ne sait pas encore se tenir assis seul qu’on le place déjà dans le youpala où il s’efforce à maintenir une position debout.

De plus cela l’empêche de découvrir son environnement et par conséquent on observe une absence de réflexes de protections notamment avec les mains lors de chutes.

Il va sans dire que sans surveillance un youpala peut aussi être dangereux : accidents graves, chutes…

Selon le même principe, il en est de même pour les chaises hautes. Il est important que bébé ait découvert et appris seul à savoir se maintenir assis avant de le « forcer » à se placer sur une chaise haute, pour lui donner à manger par exemple.

N’hésitez pas à en discuter avec votre ostéopathe.

 

Article pubmed : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29201117

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


Avertissement médical & Précautions d’utilisation

L’information présentée ne saurait en aucun cas remplacer un avis médical. Si nécessaire, nous vous invitons à demander conseil à votre médecin.

Il ne s’agit ici que d’informations, vous êtes évidements libres de faire votre propre opinion et vos propres choix.

Vous reconnaissez être pleinement informé des risques encourus lors de cette pratique et êtes seul responsable de son exécution.
La responsabilité des auteurs ne saurait être engagée.

Sciatique, comment la reconnaître ? Conduite à tenir, traitements & ostéopathie

Sciatique, comment la reconnaître ? Conduite à tenir, traitements & ostéopathie

La sciatique est une névralgie du nerf sciatique, c’est-à-dire une douleur du membre inférieur située sur le trajet du nerf sciatique. Elle reste souvent associée à des lombalgies (douleurs lombaires) et formera ce que l’on dénomme : la lombosciatique.

Attention à ne pas confondre la sciatique avec la sciatalgie. La sciatalgie étant une sensation douloureuse sur le trajet du nerf sciatique dû généralement à un spasme du muscle piriforme.

Un peu d’anatomie

Le nerf sciatique, tout en étant le plus gros et le plus long nerf du corps humain, assure  la sensibilité de la partie postérieure du membre inférieur et une partie de ses mouvements. C’est un nerf mixte : il est donc sensitif et moteur.

Il possède plusieurs racines qui naissent de la moelle épinière. Ses racines descendent dans le canal lombaire délimité par les vertèbres afin de former avec les racines d’autres nerfs : « la queue de cheval ». À noter que la moelle épinière s’arrête au niveau de L1 voire L2. Ce qui signifie qu’au-delà de L2, il n’y a plus que des racines des nerfs.

Les deux principales racines du nerf sciatique sont :

  • la racine L5 qui sort entre L4 (4ème vertèbre lombaire) et L5 (5ème vertèbre lombaire),
  • la racine S1 qui sort entre L5 et S1 (1ère vertèbre sacrée).

Les vertèbres sont des éléments de soutien qui sont articulées entre elles, permettant les mouvements du dos (rachis). Elles sont séparées par des disques (disques intervertébraux) qui sont constitués d’un noyau (nucléus pulposus) entouré d’un anneau fibreux (annulus fibrosus).

Ces disques intervertébraux jouent un rôle d’amortisseurs et de répartiteurs des charges. Ils ont tendance à dégénérer rapidement : 25% des patients de 40 ans auront au moins un disque intervertébral détérioré.

Nous pouvons facilement imaginer sur cette image qu’une hernie discale puisse rentrer en conflit avec une des racines nerveuses.

Les symptômes de la sciatique ou lombosciatique

  • Une douleur du bas du dos qui est associée à des douleurs irradiantes dans le membre inférieur.
  • Une douleur souvent déclenchée par un effort.
  • Une douleur augmentée en position assise, lors d’épisodes de toux, d’éternuements ou lors des efforts.
  • Un engourdissement et une faiblesse musculaire pouvant survenir au niveau de la jambe et du pied.
  • Des troubles de la sensibilité avec présence de fourmillements (paresthésies) au niveau de la jambe ou du pied.
  • Un soulagement ressenti le plus souvent en position allongée.
  • Si la racine L5 est touchée, la douleur de la sciatique sera située derrière la cuisse, sur le côté externe du genou, sur le côté externe de la jambe, le dessus du pied et le gros orteil.
  • Si la racine S1 est touchée, la douleur de la sciatique sera située derrière la cuisse, derrière le genou, au niveau du mollet, du talon, de la plante et du bord externe du pied jusqu’aux 3 derniers orteils.
  • L’aspect du membre inférieur est totalement normal malgré la douleur.

Attention : La sciatique ne doit pas être confondue avec le mal de dos et la cruralgie :

              • Le mal de dos ou lombalgie reste localisé à la partie basse du dos ou région lombaire sans irradiation. (Schéma ci-contre à gauche).
              • La cruralgie est une douleur du bas du dos qui descend devant la cuisse et jusqu’au genou, voire plus bas jusqu’au bord interne du pied. La douleur suit le trajet du nerf crural formé par des racines nerveuses L3 et L4.
              • La sciatalgie avec spasme du muscle piriforme (muscle pyramidal).

 

Trajet de la douleur lors d’une sciatique

Trajet postérieur de la sciatique

 

Les autres formes de sciatique

  • La sciatique paralysante avec déficit moteur de la jambe (sciatique déficitaire) : urgence chirurgicale.
  • La sciatique hyperalgique, non calmée par les médicaments antalgiques habituels : prise en charge en milieu hospitalier (urgences…).
  • La sciatique associée à un syndrome de la queue de cheval. C’est-à-dire avec des troubles du contrôle des sphincters urinaire (difficultés à uriner, besoin urgent d’uriner…) et/ou ano-rectaux (constipation) : urgence chirurgicale.

Quelles sont les causes de la sciatique ?

  1. La cause la plus fréquente est la hernie discale.

Le disque intervertébral est constitué d’un anneau fibreux et au centre d’un noyau gélatineux. En cas de sur-sollicitations et/ou d’hyperpression, la partie centrale du disque (le noyau) peut se déplacer au sein de l’anneau périphérique puis faire une protrusion ou une saillie dans le canal rachidien pour former alors une hernie discale lombaire.

La douleur est due à la compression de l’une des racines du nerf sciatique par la hernie discale, associée à une inflammation réactionnelle.

Toutefois, l’existence d’une hernie discale n’est pas forcement associée à des lombosciatiques. En effet, la hernie peut ne pas toucher et donc comprimer la racine.

  1. La sciatique de la femme enceinte

Les troubles de la posture observés lors de la grossesse entraînent souvent des lombosciatiques. La prise de poids pendant la grossesse, augmente en efforts de simples gestes de la vie courante.

  1. L’arthrose

L’arthrose des vertèbres lombaires peut être responsable d’un rétrécissement du canal lombaire appelé canal lombaire étroit.

  1. Un glissement d’une vertèbre.

Un spondylolisthésis est un glissement d’une vertèbre par rapport à la vertèbre sous-jacente.

5. Une fracture vertébrale

Une fracture d’origine traumatique ou un tassement vertébral dû à l’ostéoporose.

6. La spondylarthrite ankylosante qui est une maladie inflammatoire du rachis

7. Un spondylodiscite (Infection du disque intervertébral).

Les traitements

Les traitements seront adaptés à la cause de la sciatique et les principaux sont :

  • Les médicaments : antalgiques, anti-inflammatoires, myorelaxants.
  • La kinésithérapie (massage antalgique, étirement et exercices…).
  • L’ostéopathie (manipulations douces).

En cas d’échec thérapeutique :

  • Les infiltrations.

Et la chirurgie ?

Elle sera proposée pour les sciatiques paralysantes, hyperalgiques, avec syndrome de la queue de cheval.

Ostéopathie mon amie

Après un interrogatoire minutieux et un examen clinique adapté, votre ostéopathe sera en mesure de vous prendre en charge selon la cause de votre sciatique ou lombosciatique si bien sûr l’ostéopathie n’est pas contre-indiquée dans votre cas.

Le but des manipulations (qui seront douces), sera de libérer les tensions s’exerçant sur le nerf sciatique afin de le soulager et donc de vous soulager. Votre thérapeute s’attardera sur votre rachis dorso-lombaire, votre bassin, vos muscles ainsi que votre posture. Vous recevrez des conseils avisés afin de soulager durablement votre lombosciatique. Notez que ces conseils vous seront personnels et pourront être différents d’un patient à un autre.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


Avertissement médical & Précautions d’utilisation

L’information présentée ne saurait en aucun cas remplacer un avis médical. Cessez immédiatement la pratique de ces conseils et consultez votre médecin ou votre chirurgien si vous constatez des douleurs inhabituelles. Nous vous invitons à demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant leur mise en application.

Vous reconnaissez être pleinement informé du risque que peut représenter la pratique de ces conseils et êtes seul responsable de leur bonne exécution. La responsabilité des auteurs ne saurait être engagée si une blessure ou une lésion survenait lors de la mise en application d’un de ces conseils.

Problèmes de mâchoire, ATM, SADAM ? A qui s’adresser ?

De fortes tensions de la mâchoire  au réveil ?

Parfois accompagnées de maux de tête ou d’une fatigue importante ?

Ainsi que d’éventuels craquements ou claquements à l’ouverture de la bouche ?

 

Vous souffrez peut être d’un SADAM (Syndrome Algo-Dysfonctionnel de l’Appareil Manducateur) aussi dénommé syndrome de Costen, qui est une atteinte de l’ATM (articulation temporo-mandibibulaire).

  

L’ATM : petits rappels anatomiques

Cette articulation met en relation l’os temporal appartenant au crâne, avec la mandibule qui est la partie inférieure mobile de la mâchoire. On la retrouve de chaque côté du visage à l’avant des oreilles.

Elle dispose d’un disque articulaire permettant d’éviter les frottement entre les deux os. Ce dernier adsorbe la pression produite par la mastication afin de la répartir dans l’espace articulaire. Son intégrité a une importance primordiale dans le bon fonctionnement des ATM.

Comme toute articulation synoviale, elle est constituée d’une capsule, de ligaments et muscles qui permettent la mise en relation des structures osseuses.

 Lorsque toutes les composantes des ATM fonctionnent en harmonie, cela permet de parler, bailler, mastiquer ; en somme d’utiliser votre mâchoire sans gêne particulière.

 

Les symptômes

 Le SADAM, dont la localisation est uni ou bilatérale, peut se manifester de manière plus ou moins brutale et générer des effets multiples :

  •  craquement ou claquement de la mâchoire
  • douleurs des oreilles, cou, cervicales
  • ouverture de la bouche douloureuse et limitée
  • ATM sensible à la palpation
  • maux de tête
  • fatigue au réveil

 

Causes

 Elles sont variables et peuvent être multifactorielles. Parmi celles-ci nous retrouvons généralement:

  • mal occlusion
  • bruxisme (grincement des dents la nuit)
  • stress
  • choc au niveau crâne, visage ou cervicales
  • troubles de la posture

 

Traitements

Il est souvent difficile de déterminer la cause de vos douleurs. Certains tests, simples à mettre en place, peuvent être effectués. Pour cela vous pouvez vous adresser à votre ostéopathe en première intention. Soit le problème peut être traité directement en ostéopathie, soit vous serez réorienter vers le praticien le plus adapté à votre situation (chirurgien-dentiste, chirurgien maxillo-facial…)

L’ostéopathe pourra déjà définir s’il s’agit bien de douleurs de l’ATM et non de douleurs provenant d’une autre zone comme l’oreille, auquel cas il vous adresserait à votre médecin généraliste voire un ORL.

Pour un problème de mal occlusion, de bruxisme ou dentaire il vous conseillera une prise en charge par votre dentiste ou orthodontiste pour le corriger à la source et le régler définitivement.

Dans la majorité des autres cas, par des techniques adaptées, l’ostéopathe pourra traiter directement le problème.

 

L’ostéopathie mon amie

Les deux ATM devant fonctionner ensemble, cela les rends plus sensibles à tout déséquilibre.

L’ostéopathe va pouvoir agir sur l’ATM elle-même et sur sa périphérie afin d’enlever le maximum de tensions qui pourraient s’exercer sur elle.

Localement l’ostéopathe va pouvoir travailler les ATM, la plus part du temps en utilisant un doigt en intra-buccal. Il sera possible de travailler sur le disque intra-articulaire qui parfois glisse vers l’avant de l’articulation et se positionne au niveau de l’interligne provoquant une gêne lors de l’utilisation de la mâchoire. Une détente des muscles de la mâchoire peut aussi être nécessaire.

A distance un travail sur les cervicales, crâne, loge viscérale du cou ou encore tout déséquilibre présent dans le corps va pouvoir aider à améliorer le fonctionnement des ATM.

 

Petits conseils

Attention au serrage de dents !!!

Certains en sont conscient, et font même du bruit en grinçant des dents la nuit (bruxisme) mais le serrage de dents peut aussi être inconscient, durant la journée ou la nuit. Il est important d’en prendre conscience car la puissance délivrée par nos muscles lors du serrage est très importante et c’est cela même qui peut entraîner des douleurs de l’ATM ou une usure des dents. Une gouttière occlusale pourra vous être prescrite par votre chirurgien-dentiste.

Nos dents d’en haut et d’en bas ne doivent être en contact que lorsque nous mâchons ou déglutissons . Si elles sont en contact en dehors de ces moments là c’est que vous êtes en train de serrer des dents. Dans ce cas essayer alors de penser régulièrement à relâcher votre mâchoire.

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


Avertissement médical & Précautions d’utilisation

L’information présentée ne saurait en aucun cas remplacer un avis médical. Cessez immédiatement la pratique de ces conseils et consultez votre médecin ou votre chirurgien-dentiste si vous constatez des douleurs inhabituelles. Nous vous invitons à demander conseil à votre médecin avant leur mise en application.

Vous reconnaissez être pleinement informé du risque que peut représenter la pratique de ces conseils et êtes seul responsable de leur bonne exécution. La responsabilité des auteurs ne saurait être engagée si une blessure ou une lésion survenait lors de la mise en application d’un de ces conseils.

COMMENT BIEN SE RELEVER ?

COMMENT BIEN SE RELEVER DE LA POSITION ASSISE ?

Ne pas faire :
Il faut éviter de se relever à pieds joints ce qui fait forcer sur les lombaires et tire sur le dos.

 

À faire :
Il suffit de décaler un pied en avançant, même légèrement, un pied devant l’autre. Vous forcerez alors sur vos jambes en utilisant vos quadriceps au lieu de forcer sur votre dos.

 

COMMENT BIEN SE RELEVER DE LA POSITION ALLONGÉE ?

Ne pas faire :
Il faut éviter de se relever en forçant avec les abdos. À moins d’avoir une très bonne sangle abdominale, cela tire sur le dos notamment sur les lombaires.

 

À faire :
Il suffit de se relever par le côté.
On s’allonge sur le côté, on met les jambes dans le vide. Et on s’aide de son bras en poussant pour se relever.

 

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


Avertissement médical & Précautions d’utilisation

L’information présentée ne saurait en aucun cas remplacer un avis médical. Cessez immédiatement la pratique et consultez votre médecin si vous constatez des douleurs inhabituelles. Nous vous invitons à demander conseil à votre médecin avant leur mise en application.

Vous reconnaissez être pleinement informé du risque que peut représenter la pratique d’exercices physiques et êtes seul responsable de leur bonne exécution. La responsabilité des auteurs ne saurait être engagée si une blessure survenait lors de la mise en application d’un de ces exercices.