Douleurs de règles : et si l’ostéopathie pouvait vous soulager ?

Douleurs de règles (dysménorrhées) : et si l’ostéopathie pouvait vous soulager ?

L’ostéopathie offre une alternative naturelle et efficace pour soulager les douleurs de règles (dysménorrhées primaires). En libérant les tensions du bassin, du rachis lombaire et en améliorant la mobilité tissulaire abdomino-pelvienne, le traitement ostéopathique permet de réduire l’intensité des crampes utérines, de diminuer la consommation d’antalgiques et d’améliorer la qualité de vie globale durant le cycle menstruel.

Zone de douleur Action de l’Ostéopathe Bénéfice pour la patiente
Crampes Utérines Travail sur la mobilité du bassin et des ligaments. Réduction des spasmes et meilleure vascularisation.
Douleurs Lombaires Équilibrage du sacrum et des vertèbres L5-S1. Libération des nerfs liés à la sphère pelvienne.
Ballonnements / Digestion Techniques viscérales et travail du diaphragme. Amélioration du transit et décongestion pelvienne.
Maux de tête / Fatigue Régulation du système nerveux autonome (crânien). Réduction de l’irritabilité et meilleure récupération.

Vous connaissez ces douleurs menstruelles qui reviennent chaque mois ? Ces crampes qui vous obligent à annuler vos projets, à rester au lit, ou à multiplier les antidouleurs ? Vous n’êtes pas seule.

Plus d’une femme sur deux souffre de règles douloureuses. Et pour beaucoup d’entre vous, ces douleurs ne sont pas qu’un simple inconfort : elles impactent réellement votre quotidien, votre travail, vos activités et votre bien-être.

La bonne nouvelle ? Des solutions existent, et l’ostéopathie fait partie des approches qui montrent de vrais résultats selon les études scientifiques récentes.

Dysménorrhées primaires : de quoi parle-t-on exactement ?

On parle de dysménorrhée primaire lorsque les douleurs menstruelles surviennent sans qu’aucune pathologie gynécologique ne soit identifiée (comme l’endométriose ou les fibromes).

Ces douleurs apparaissent généralement juste avant ou pendant les règles et peuvent s’accompagner de :

  • Douleurs lombaires et dans le bas du dos
  • Maux de tête, parfois intenses
  • Fatigue importante
  • Troubles digestifs (nausées, ballonnements, diarrhée)
  • Anxiété ou irritabilité

Pourquoi ces douleurs ? Elles sont principalement causées par une surproduction de prostaglandines, des substances qui provoquent des contractions utérines intenses et réduisent temporairement la circulation sanguine dans l’utérus.

Les limites des solutions classiques

Habituellement, on vous propose :

  • Des anti-inflammatoires (AINS)
  • Parfois une contraception hormonale

Ces traitements peuvent aider, c’est vrai. Mais tous ne fonctionnent pas pour toutes les femmes. Certaines ne les supportent pas bien, d’autres cherchent des alternatives plus naturelles, et beaucoup souhaitent simplement une approche complémentaire qui respecte leur corps.

C’est là que l’ostéopathie prend tout son sens.

Ce que disent les données scientifiques – information destinée aux patientes

Les douleurs de règles, appelées dysménorrhée primaire, sont fréquentes et peuvent avoir un retentissement important sur la qualité de vie (douleur pelvienne, lombalgies associées, fatigue, limitation des activités quotidiennes).
Le traitement médical repose classiquement sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et, dans certains cas, sur une prise en charge hormonale. Ces traitements restent la référence de première intention.

Quelle place pour les approches manuelles et l’ostéopathie ?

Des travaux scientifiques récents suggèrent que certaines approches manuelles, dont l’ostéopathie, peuvent compléter la prise en charge médicale chez certaines femmes souffrant de dysménorrhée primaire.

Ces approches ne visent pas à « traiter » une pathologie gynécologique, mais à accompagner la patiente sur le plan fonctionnel, en tenant compte :

  • des tensions musculo-squelettiques (bassin, rachis lombaire, diaphragme),
  • de la mobilité des tissus abdomino-pelviens,
  • de la modulation de la perception douloureuse.

Les études disponibles montrent, chez certaines patientes, une diminution de l’intensité et de la durée des douleurs menstruelles, ainsi qu’une réduction du recours aux antalgiques, après des séances de thérapie manuelle ou d’ostéopathie. Ces effets sont variables d’une personne à l’autre et ne sont ni systématiques ni garantis.

Ce que l’ostéopathie peut apporter

Dans un cadre rigoureux et individualisé, l’ostéopathie peut avoir pour objectifs :

  • améliorer le confort pendant les cycles menstruels,
  • réduire certaines contraintes mécaniques susceptibles de majorer la douleur,
  • accompagner la gestion de la douleur de manière non médicamenteuse,
  • s’inscrire dans une approche globale centrée sur la patiente.

Elle peut être envisagée en complément d’un suivi médical, notamment lorsque les douleurs persistent malgré un traitement bien conduit ou lorsque la patiente souhaite limiter la prise répétée d’antalgiques, sous avis médical.

Ce que l’ostéopathie ne remplace pas

Il est essentiel de rappeler que :

  • l’ostéopathie ne remplace pas un suivi gynécologique,
  • elle ne se substitue pas aux examens médicaux nécessaires,
  • elle n’est pas indiquée en cas de douleurs menstruelles secondaires à une pathologie identifiée (endométriose, fibromes, infection, etc.) sans diagnostic médical préalable.

Toute douleur menstruelle intense, inhabituelle, évolutive ou associée à d’autres symptômes doit faire l’objet d’un avis médical.

Une approche complémentaire, intégrée et coordonnée

Dans une prise en charge coordonnée, l’ostéopathie peut s’intégrer comme une option complémentaire, non invasive, visant à améliorer le confort et la qualité de vie, sans promesse de résultat ni opposition aux traitements médicaux.

Chaque situation étant unique, la pertinence d’un accompagnement manuel est évaluée au cas par cas, après un entretien clinique rigoureux et, si nécessaire, en lien avec les professionnels de santé impliqués dans le suivi de la patiente.

Les résultats scientifiques sont clairs :

Diminution significative de l’intensité des douleurs
Réduction de la durée des douleurs menstruelles
Amélioration de la qualité de vie
Baisse de la consommation d’antidouleurs

L’approche utilisée ? Une prise en charge globale du corps, qui ne se limite pas au bassin, mais prend en compte toutes les tensions et restrictions de mobilité qui peuvent influencer votre système gynécologique.

Quand consulter ?

L’ostéopathie peut vous aider si :

  • Vos règles sont régulièrement douloureuses
  • Vous cherchez une alternative ou un complément aux médicaments
  • Vous souhaitez une approche naturelle et respectueuse de votre corps
  • Vous avez déjà exclu une cause gynécologique avec votre médecin

Important : Si vos douleurs sont nouvelles, inhabituellement intenses, ou accompagnées d’autres symptômes inquiétants, consultez d’abord votre médecin ou gynécologue pour écarter toute pathologie nécessitant une prise en charge spécifique.

Et maintenant, que faire ?

Si vous en avez assez de subir vos règles chaque mois, si vous cherchez une solution qui respecte votre corps et votre bien-être, l’ostéopathie peut être une réponse.

Les études le montrent, et mes patientes en témoignent régulièrement.

Vous méritez de vivre confortablement, même pendant vos règles.

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Foire Aux Questions : Ostéopathie et Douleurs de Règles (Dysménorrhées)

Cette FAQ répond aux interrogations courantes des patientes du Cabinet d’Ostéopathie du Thor souhaitant une approche complémentaire pour soulager leurs cycles douloureux.

1. Est-ce normal d’avoir mal pendant ses règles ?

Une gêne légère est courante, mais une douleur qui vous oblige à limiter vos activités, à rester au lit ou à prendre des médicaments de manière systématique n’est pas « normale ». Si vos examens gynécologiques sont normaux, il s’agit probablement d’une dysménorrhée primaire que l’ostéopathie peut aider à soulager.

2. Comment l’ostéopathie peut-elle agir sur l’utérus ?

L’ostéopathe ne travaille pas directement sur l’utérus lui-même, mais sur tout son environnement. L’utérus est suspendu dans le bassin par des ligaments et entouré d’organes (vessie, intestins). En libérant les tensions du bassin, du bas du dos et en travaillant sur la mobilité du diaphragme, nous améliorons la circulation sanguine et réduisons les contraintes mécaniques qui accentuent les crampes.

3. L’ostéopathie peut-elle remplacer mes anti-inflammatoires ?

L’objectif est de réduire votre dépendance aux médicaments. Plusieurs études montrent qu’après un suivi ostéopathique, de nombreuses patientes diminuent significativement leur consommation d’antalgiques. Cependant, tout changement de traitement médicamenteux doit être discuté avec votre médecin traitant.

4. Quel est le meilleur moment du cycle pour consulter ?

L’idéal est de consulter en dehors de la période de crise, idéalement en milieu de cycle. Cela permet à l’ostéopathe de travailler sur les tissus de manière profonde et confortable, afin de préparer le corps pour les prochaines règles. Si vous venez pendant vos règles, les techniques seront simplement plus douces et axées sur le soulagement immédiat.

5. Est-ce que l’ostéopathie est efficace contre l’endométriose ?

En cas d’endométriose (dysménorrhée secondaire), l’ostéopathie ne soigne pas la pathologie elle-même, mais elle est une aide précieuse pour la gestion des douleurs. Elle aide à libérer les adhérences et à améliorer la qualité de vie au quotidien, en complément d’un suivi gynécologique spécialisé.

6. J’ai aussi mal au dos et aux jambes pendant mes règles, est-ce lié ?

Tout à fait. Les nerfs qui commandent l’utérus partent de la zone lombaire et du sacrum. Les tensions utérines peuvent donc provoquer des douleurs projetées dans le bas du dos, les hanches ou même le haut des cuisses. En rééquilibrant le bassin, l’ostéopathie agit souvent très efficacement sur ces douleurs « périphériques ».

7. Combien de séances faut-il prévoir ?

On observe généralement une amélioration dès le premier ou le deuxième cycle suivant la séance. Un protocole classique au cabinet consiste souvent en 2 à 3 séances réparties sur quelques mois pour stabiliser les résultats et redonner de la souplesse aux tissus sur le long terme.

📚 Références scientifiques & Preuves cliniques

Les éléments présentés ci-dessous s’appuient sur des essais contrôlés randomisés et des méta-analyses issus de la littérature scientifique internationale (PubMed) concernant l’ostéopathie et la dysménorrhée primaire.

1. Efficacité de l’ostéopathie sur la durée et l’intensité

Étude : Plathner M, Wolf L. (2025) – Randomized Controlled Trial

Résultat clé : Cette étude récente démontre qu’un protocole de traitements ostéopathiques individualisés réduit de manière significative l’intensité et la durée des douleurs menstruelles, tout en diminuant la consommation d’antalgiques par rapport aux soins usuels seuls.

2. Alternative valide au traitement pharmacologique (AINS)

Étude : Barcikowska Z et al. (2022) – Journal of Clinical Medicine

Résultat clé : En comparant la thérapie manuelle (travail myofascial) à l’ibuprofène, les chercheurs ont conclu que l’approche manuelle est au moins aussi efficace que le médicament pour réduire la douleur, avec l’avantage d’un profil non pharmacologique sans effets secondaires gastriques.

3. Action sur les seuils de douleur et la sérotonine

Étude : Molins-Cubero S et al. (2014) – Pain Medicine

Résultat clé : Les manipulations du bassin (sacro-iliaques) augmentent le taux de sérotonine et le seuil de tolérance à la pression douloureuse. Cela prouve que l’ostéopathie agit directement sur la modulation du signal de douleur envoyé au cerveau.

4. Réduction de l’anxiété et du « catastrophisme » face à la douleur

Étude : Celenay ST et al. (2018) – Complementary Therapies in Clinical Practice

Résultat clé : Le travail sur le tissu conjonctif lombo-pelvien permet une amélioration globale de la qualité de vie, en réduisant non seulement la douleur physique mais aussi le stress émotionnel lié à l’appréhension des cycles menstruels.


Vous souhaitez retrouver un cycle serein ? L’équipe du Cabinet d’Ostéopathie du Thor vous accompagne avec une approche douce et respectueuse de votre corps. N’hésitez pas à nous parler de vos symptômes lors de votre prochaine visite.

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Ces informations ne constituent en aucun cas :

Un avis, diagnostic ou prescription médicale

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Avant toute mise en application des conseils, exercices ou techniques présentés, vous devez impérativement consulter un médecin ou un professionnel de santé qualifié afin d’obtenir un avis adapté à votre état de santé et à vos antécédents médicaux.

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Vous devez consulter immédiatement un médecin ou contacter les services d’urgence (15 ou 112) dans les situations suivantes :

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Méralgie paresthésique et Ostéopathie

DEFINITION

La méralgie paresthésique (méralgia paresthetica) ou névralgie fémoro-cutanée est une affection clinique neurologique relativement fréquente qui est causée par une lésion du nerf cutané latéral de la cuisse. Elle se caractérise par des douleurs et des sensations de brûlure, de picotement voire d’engourdissement (fourmillement) sur l’avant et l’extérieur de la cuisse ne dépassant pas l’articulation du genou. On la décrit classiquement comme une douleur brûlante en raquette. Elle est exagérée par l’effleurement des téguments, la position verticale prolongée ou la flexion de la hanche.

EXAMEN CLINIQUE

L’examen clinique retrouve un trouble sensitif de qualité variable : hyperesthésie, hypoesthésie, dysesthésies, etc., recouvrant le territoire du nerf cutané latéral de la cuisse. Son émergence dans la cuisse, médialement à l’épine iliaque antéro-supérieure (EIAS), peut être sensible à la pression.

ETIOLOGIES

La méralgie paresthésique est plus fréquente chez les personnes en surpoids, les femmes enceinte, celles qui portent des vêtements serrés ou qui exercent une pression sur la région de la cuisse et du bassin. Elle se retrouve aussi chez les patients qui ont subi une chirurgie dans cette région. Elle peut également être causée par des traumatismes, une neuropathie diabétique ou une sclérose en plaques.

UN PEU D’ANATOMIE

Le nerf cutané latéral de la cuisse provient de l’union des 2 racines nerveuses L2 et L3 provenant de la moëlle épinière. Ce nerf décrit un trajet descendant vers l’extérieur en décrivant une courbe à concavité inférieure. Il va rencontrer le ligament inguinal, par-dessous lequel il va cheminer (proche de l’épine iliaque antéro-supérieure : EIAS). C’est à ce niveau que le conflit se produit entre le nerf latéral de la cuisse et le ligament inguinal. Il va se diviser en 2 branches en donnant :

  • Une branche antérieure qui est destinée à l’innervation de la peau de la partie antérieure et latérale de la cuisse jusqu’au genou.
  • Une branche postérieure qui quant à elle sera destinée à l’innervation de la peau de la partie postérieure et latérale de la cuisse, de la fesse et du bord latéral de la jambe.

A noter que le nerf cutané latéral de la cuisse est un nerf exclusivement sensitif. La méralgie paresthésique ne crée donc pas de déficit moteur.

LES TRAITEMENTS

Les traitements de la méralgie paresthésique dépendent de la gravité de la douleur et de ses causes sous-jacentes

  1. Traitements médicamenteux : les opioïdes et les anti-inflammatoires non stéroïdiens AINS) sont parmi les médicaments qui peuvent être utilisés pour soulager la douleur. A noter que dans certaines formes, les antidépresseurs tricycliques ou les antiépileptiques peuvent être employés.
  2. Infiltrations : Les injections de corticoïdes retard du ligament inguinal à un travers de doigt et en avant de l’EIAS est le traitement de choix.
  3. Kinésithérapie : La physiothérapie peut aider à renforcer les muscles et les nerfs autour de la région touchée.
  4. Ostéopathie : Par des manipulations douces et adaptées, l’ostéopathie est une méthode de choix dans la prise en charge des névralgies dont fait partie la méralgie paresthésique.
  5. Thérapies complémentaires : acupuncture, sophrologie.
  6. Correction posturale : Bilan podologique en cas de déséquilibre postural.
  7. Changements de style de vie : des changements tels que la perte de poids, l’exercice régulier et le port de vêtements plus amples peuvent aider à réduire la douleur.
  8. Chirurgie : Dans les cas graves et de façon très exceptionnelle, une intervention chirurgicale (la neurolyse du nerf fémoro-cutané) peut être proposé pour libérer le nerf pincé. Elle n’est réservée qu’à des situations sélectionnées après échec du traitement médical

OSTEOPATHIE MON AMIE

Il est important de consulter un ostéopathe formé à cette problématique et qui travaille en collaboration avec les autres professionnels de la santé impliqués dans la prise en charge des névralgies.

L’ostéopathie est une méthode de choix, non invasive (chirurgie/infiltrations), pour soulager les symptômes de la méralgie paresthésique. L’ostéopathe travaillera par des manipulations douces et adaptées sur le ligament inguinal et donc sur la mobilité du cadre osseux tel que le bassin (os iliaque et sacrum). Il pourra éventuellement orienter son traitement sur les genoux ainsi que le rachis (notamment lombaire). Il sera souvent amené à travailler sur les organes pelviens, digestif ou urinaires qui pourraient concourir à la cause et à la symptomatologie de la méralgie paresthésique. La prise en charge ostéopathique visera à réduire la douleur et à traiter les blocages du conflit entre le nerf et le ligament inguinal. Votre ostéopathe pourra utiliser diverses techniques : structurelle, fonctionnelles, fascias, étirements… afin de réduire les tensions, les blocages et donc le conflit qui créent les douleurs associées à la méralgie paresthésique. Dans tous les cas, il s’adaptera à vos douleurs.

CONSEILS

En termes de conseils d’hygiène, il sera important d’éviter les vêtements serrés et de perdre du poids si nécessaire. Le port de ceinture sera à éviter dans un premier temps.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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Endométriose et Ostéopathie

DEFINITION

L’endométriose est une pathologie gynécologique qui touche les femmes en âge de procréer. Elle se traduit classiquement par de fortes douleurs lors des règles ou par des troubles de la fertilité. C’est une maladie chronique douloureuse qui peut être invalidante.

QU’EST-CE QUE L’ENDOMÈTRE ?

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus et qui permet, après la fécondation, l’installation et le développement de l’embryon. Les cellules qui composent l’endomètre sont sensibles aux hormones sexuelles (estrogènes et progestérone).

Avant l’ovulation, sous l’effet de ces hormones, l’endomètre se prépare à accueillir un éventuel embryon. Si la fécondation n’a pas lieu, l’endomètre retourne à son état initial et élimine les cellules qui auraient pu recevoir l’embryon : ce sont les règles.

 

QU’EST-CE QUE L’ENDOMÉTRIOSE ?

L’endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la présence anormale, dans la cavité abdominale, de fragments d’endomètre (muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus). On estime que l’endométriose touche environ 1 femme en âge de procréer sur 10, quel que soit son âge. Il est à noter qu’1/3 des femmes âgées de 16 à 50 ans souffrent de douleurs menstruelles aiguës. Il s’agit donc d’une maladie assez répandue.

Lorsqu’elle se manifeste, l’endométriose se traduit essentiellement par des crises de maux de ventre parfois insupportables, en particulier pendant les règles ou les rapports sexuels (dyspareunies), et des troubles de la fertilité.

Les symptômes observés lors d’endométriose sont dus aux fragments d’endomètre dispersés dans la cavité abdominale. Ce tissu endométrial peut se retrouver sur les ovaires, les trompes de Fallope, les ligaments utéro-sacrés, la vessie, l’intestin ou d’autres organes pelviens, et réagir au cycle hormonal. Sous l’action des hormones sexuelles, ces fragments prolifèrent et saignent, ce qui provoque une inflammation locale. Nous pouvons observer de plus l’apparition de kystes, de cicatrices et d’adhérences fibreuses entre les organes de l’abdomen (extérieur de l’utérus, trompes, ovaires, ligaments entre l’utérus et le bassin, rectum, vessie, intestins, diaphragme, péritoine, reins…).

Selon leur localisation, ces fragments vont :

  • Provoquer des douleurs (par exemple en cas d’adhérences entre deux organes).
  • Compromettre la capacité d’avoir un enfant (quand les lésions gênent la rencontre entre l’ovule et les spermatozoïdes, ou lors de kyste ovarien).
  • Parfois entraîner une envie d’uriner permanente (quand un fragment perturbe le fonctionnement de la vessie).

QUELQUES CHIFFRES

L’endométriose est une maladie fréquente, mais sous-diagnostiquée et souvent mal comprise. En effet, il faut en moyenne 7 ans pour poser un diagnostic d’endométriose, avec une durée moyenne de 4 à 5 ans entre l’apparition des symptômes et la consultation chez un médecin spécialisé.

DIAGNOSTIC DE L’ENDOMETRIOSE ?

1 – L’interrogatoire (ou anamnèse) de la patiente effectué par les médecins généralistes, gynécologues ou sage-femmes, doit pouvoir orienter le diagnostic : La patiente évoquera des douleurs invalidantes pendant les règles et/ou pendant les rapports sexuels (dyspareunies) le tout pouvant être accompagné par des troubles digestifs, urinaires, dysménorrhées (douleurs survenant au moment des règles), douleurs à la marche…

2 – L’examen clinique (examen gynécologique) sera le plus souvent nécessaire pour aider au diagnostic et orienter la prescription d’une échographie, d’une IRM ou une tomodensitométrie.

3 – Le diagnostic de l’endométriose peut être difficile car il peut être confondu avec d’autres affections gynécologiques. L’imagerie médicale, comme l’échographie pelvienne, l’IRM ou la tomodensitométrie, peut aider à visualiser les lésions endométriales, mais la seule façon de confirmer le diagnostic est de réaliser une biopsie (réalisée sous coelioscopie).

LES DIFFERENTS TRAITEMENTS DE L’ENDOMETRIOSE

Il est important de souligner que chaque patiente étant unique, le choix du traitement dépendra de nombreux facteurs, tels que l’âge, la gravité des symptômes, la présence de lésions importantes, la fertilité, entre autres.

  1. Analgésiques : des analgésiques peuvent être prescrits pour soulager les douleurs menstruelles. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont les plus couramment utilisés, mais les opioïdes peuvent également être prescrits pour les douleurs plus intenses.
  2. Contraceptifs hormonaux : les contraceptifs hormonaux, tels que les pilules contraceptives, les patchs, les injections et les dispositifs intra-utérins (DIU), sont souvent utilisés pour soulager les douleurs et les symptômes liés à l’endométriose. Ils peuvent également aider à réduire la croissance des tissus de l’endomètre en bloquant la production d’œstrogènes.
  3. Progestatifs : les progestatifs sont des hormones similaires à la progestérone qui peuvent aider à réduire la croissance des tissus de l’endomètre. Ils peuvent être prescrits sous forme de pilules, d’injections ou d’implants.
  4. Chirurgie conservatrice : la chirurgie conservatrice consiste à retirer les lésions de l’endométriose tout en préservant l’utérus et les ovaires.
  5. Hystérectomie : si les symptômes de l’endométriose sont graves et que la patiente ne souhaite plus avoir d’enfants, une hystérectomie peut être proposée. Cette intervention consiste à retirer l’utérus et peut être associée à une salpingectomie (ablation des trompes de Fallope) et une ovariectomie (ablation des ovaires).
  6. Assistance médicale à la procréation (AMP) : l’AMP peut être proposée aux patientes connues d’endométriose qui rencontrent des difficultés de fertilité. Les techniques d’AMP peuvent inclure la fécondation in vitro (FIV), l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), l’insémination intra-utérine (IIU) ou la stimulation ovarienne.
  7. Les thérapies complémentaires : incluant l’ostéopathie, la psychothérapie, la diététique.

OSTEOPATHIE MON AMIE

Il est important de consulter un ostéopathe formé à cette problématique et qui travaille en collaboration avec les autres professionnels de la santé impliqués dans la prise en charge de l’endométriose.

L’ostéopathie peut être bénéfique pour les patientes souffrant d’endométriose, car elle peut aider à réduire la douleur et à améliorer la fonction pelvienne. L’ostéopathe travaillera par des manipulations douces et adaptées sur la mobilité des organes pelviens, tels que l’utérus et les ovaires. La prise en charge ostéopathique visera à réduire la douleur et à améliorer la circulation sanguine et lymphatique. Votre ostéopathe pourra également travailler sur la région lombo-pelvienne, les muscles du plancher pelvien, et les fascias pour réduire les tensions et les douleurs associées à l’endométriose. Dans tous les cas, il s’adaptera à vos douleurs.

CONSEILS

Il est recommandé de faire de l’exercice régulièrement, de manger une alimentation équilibrée riche en fruits et légumes, de réduire la consommation de caféine et d’alcool, et d’éviter le tabagisme. Il est également important de gérer le stress (psychologue, sophrologue…), qui peut aggraver les symptômes de l’endométriose.

Vous trouverez le site de l’association française de lutte contre l’endométriose sur le lien : https://www.endofrance.org/

CONCLUSION

En conclusion, l’endométriose est une maladie gynécologique courante qui peut être invalidante pour les patientes qui en souffrent. Il est important de consulter un médecin spécialisé pour un diagnostic précis et un traitement adapté. Les traitements de l’endométriose peuvent inclure des médicaments, des traitements chirurgiques et des thérapies complémentaires, comme l’ostéopathie, pour soulager.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


Références scientifiques

Les éléments présentés dans cet article s’appuient sur des travaux scientifiques reconnus et des recommandations internationales, issus de la littérature biomédicale référencée sur PubMed.

  1. Endométriose : données générales et compréhension physiopathologique

Giudice LC, Kao LC. Endometriosis. The Lancet, 2004.
Cette revue de référence décrit l’endométriose comme une pathologie inflammatoire chronique complexe, multifactorielle, associant douleurs pelviennes, fatigue, troubles fonctionnels et impact important sur la qualité de vie. Elle souligne le rôle des mécanismes inflammatoires, neurogènes et hormonaux dans la symptomatologie.
PubMed ID : 15288437
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/15541453/

  1. Recommandations cliniques internationales

Dunselman GAJ, Vermeulen N, Becker C, et al. ESHRE guideline: management of women with endometriosis. Human Reproduction, 2014.
Les recommandations de l’ESHRE (European Society of Human Reproduction and Embryology) constituent une référence majeure pour la prise en charge de l’endométriose. Elles insistent sur la nécessité d’une approche globale, individualisée et pluridisciplinaire, intégrant le traitement médical, chirurgical lorsque nécessaire, et les approches complémentaires non médicamenteuses dans un cadre coordonné.
PubMed ID : 24435778
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24435778/

  1. Douleur pelvienne chronique et approche intégrative

As-Sanie S, Ross WT, Till SR. Evaluation and Management of Chronic Pelvic Pain. PubMed Central, 2025.
Ce travail récent met en évidence la complexité de la douleur pelvienne chronique, souvent multifactorielle, impliquant des composantes musculosquelettiques, neurologiques, viscérales et psychosociales. Les auteurs soulignent l’intérêt d’approches non pharmacologiques complémentaires, intégrées dans un parcours de soins coordonné, pour améliorer la qualité de vie des patientes.
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC12704687/


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Douleur au Coccyx ou Coccygodynie & Ostéopathie

Douleur au Coccyx ou coccygodynie & Ostéopathie

La coccygodynie ou douleur du Coccyx est localisée dans la région inter-fessière dans le prolongement du Sacrum.

Définition

La coccygodynie se caractérise par une douleur située au niveau du Coccyx et à l’articulation sacro-coccygienne. La douleur peut irradier vers le périnée, l’anus ou les fesses et est souvent décrite comme vive, profonde ou superficielle.

Classiquement, la douleur est augmentée par la position assise, obligeant les patients à rechercher une position antalgique en s’asseyant sur une seule fesse voire à rester debout. Certains patients notent une accentuation de la douleur pendant les selles, les rapports sexuels et les changements de positions pour se relever.

Les caractères de cette douleur peuvent prendre l’allure de douleur permanente, à types de brûlures, de déchirement, transfixiante, de pesanteur et peut être permanentes avec une intensité variable.

Les femmes sont plus communément touchées que les hommes avec un ratio moyen de 3 femmes pour 1 homme.

Un peu d’anatomie

Le coccyx est un os situé sous le sacrum et possède 4 vertèbres coccygiennes (rarement 5).

  • La face antérieure du coccyx est lisse et concave vers l’avant.
  • La face postérieure du coccyx est convexe vers l’arrière.
  • La base du coccyx présente une surface elliptique transversale qui s’articule avec une surface analogue de l’apex du sacrum. Elle présente 2 saillies latérales appelées cornes du coccyx ou petites cornes qui s’articulent avec celles du sacrum, afin de constituer les articulations sacro-coccygiennes. Latéralement, on trouve les cornes latérales du coccyx qui représentent la fusion des processus transverses atrophiés.
  • Le sommet du coccyx se termine par un seul tubercule.

Diagnostics différentiels de la coccygodynie

Le siège des douleurs coccygiennes peut faire évoquer d’autres pathologies comme :

 Causes

  • Un traumatisme indirect en chutant sur les fesses (fracture, luxation ou subluxation, hématome, blocage…).
  • Un traumatisme direct (coup de pied).
  • Les traumatismes internes (accouchement, rapports sexuels…).
  • Les microtraumatismes (vélo, longs trajets sur un siège inconfortable…).
  • Les causes rhumatismales (arthroses, arthrites, spondylarthrites…).

Fracture et luxation antérieure du coccyx

Fracture du coccyx

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les traitements de la coccygodynie

Ostéopathie mon amie

L’ostéopathie est véritablement une méthode de choix thérapeutique de première intention. (Voir lien https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29861217/).

L’ostéopathe déterminera quelles sont les structures en causes dans la douleur coccygienne investiguera les différentes causes anatomiques. Il aura la charge ainsi de lever tous les blocages articulaires, ligamentaires et musculaires du bassin, tant au niveau local qu’à distance :

  • Articulaire : redonner une complète mobilité au rachis lombaires, articulations sacro-iliaques, articulation sacro-coccygienne, bassin.
  • Musculaire : rétablir et équilibrer les tensions musculaires des muscles du plancher pelvien et des muscles du dos.
  • Ligamentaires : relâchement des ligaments sacro-iliaques et sacro-coccygiens.
  • Manipulation du sacrum et du coccyx et rééquilibration du complexe du bassin (os iliaques, sacrum, coccyx).

Les conseils

Il est primordial d’éviter certaines activités sportives comme le cyclisme, l’équitation et sports de combat afin de ne pas amplifier la douleur et au contraire d’adapter à des activités sportives bénéfiques comme la natation.

 

 

Rechercher en permanence une position antalgique à l’aide de coussin d’assise thérapeutique ou de bouée dédiées aux douleurs coccygiennes ou périnéales.

https://www.blueportance.com/

 

 

Apposer du froid ou de la chaleur en fonction du résultat ressenti sur la zone douloureuse.

 

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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Névralgie pudendale & Ostéopathie

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La névralgie pudendale ou pudendalgie ou syndrome du canal d’Alcock est une atteinte du Lire la suite

Dyspareunie & Ostéopathie

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Définitions

La dyspareunie est définie par des douleurs pendant les rapports sexuels. Ces douleurs peuvent apparaître avant, pendant et/ou après l’acte sexuel. Elles sont plus ou moins intenses et peuvent être à type de brûlures, picotements, piqûres, démangeaisons, coupures, échauffements, irritations, contractures spasmodiques… Lire la suite