Migraines VS céphalées cervicogéniques & Ostéopathie

Migraines vs céphalées cervicogéniques & Ostéopathie

L’ostéopathie est une approche complémentaire efficace pour les céphalées cervicogéniques (maux de tête d’origine cervicale) en rétablissant la mobilité du cou et en réduisant les tensions musculaires. Pour la migraine, pathologie neurologique complexe, l’ostéopathie agit en soutien du suivi médical pour diminuer l’intensité des crises et améliorer le confort global, sans toutefois remplacer le traitement neurologique de fond.

Caractéristique Migraine (Neurologique) Céphalée Cervicogénique (Mécanique)
Localisation Souvent un seul côté (unilatéral). Part de la nuque vers le front.
Type de douleur Pulsatile (battements), intense. Continue, pression, raideur.
Signes associés Nausées, sensibilité lumière/bruit. Diminution de mobilité du cou.
Action Ostéo Accompagnement des facteurs de crise. Traitement direct des tensions cervicales.

Approche ostéopathique au cabinet du Thor

Introduction

Les maux de tête font partie des motifs de consultation les plus fréquents, aussi bien chez le médecin que chez l’ostéopathe. Beaucoup de patients décrivent des douleurs récurrentes, parfois invalidantes, sans toujours savoir s’il s’agit d’une migraine, d’une céphalée de tension, ou d’un lien possible avec le cou.

Une question revient souvent en cabinet :
« Est-ce que mes maux de tête peuvent venir des cervicales ? »

L’objectif de cet article est de vous apporter des repères clairs et fiables pour mieux comprendre la différence entre migraines et céphalées cervicogéniques (provoquées par les cervicales), d’identifier les signaux d’alerte, et de vous expliquer la place réaliste de l’ostéopathie, dans un cadre complémentaire au suivi médical.

De quoi parle-t-on exactement ?

Les migraines : une affection neurologique

La migraine est reconnue comme une pathologie neurologique (neuro-vasculaire pour être plus précis). Elle se caractérise par des crises récurrentes, souvent unilatérales, avec une intensité modérée à sévère.

Les données actuelles montrent que la migraine implique :

  • une hypersensibilité du système nerveux,
  • des mécanismes neurovasculaires complexes,
  • une composante génétique fréquente.

La migraine ne vient pas d’un os déplacé ni d’un muscle bloqué, contrairement à certaines idées reçues.

Les céphalées cervicogéniques : une origine mécanique possible

Les céphalées cervicogéniques sont des maux de tête dont l’origine est liée au rachis cervical, aux articulations, aux muscles ou aux tissus environnants.

Elles peuvent être associées à :

  • une mobilité cervicale diminuée,
  • des tensions musculaires persistantes,
  • des postures prolongées (travail sur écran, conduite).

Ici, le cou joue un rôle central dans l’entretien de la douleur.

Infographie sur les symptômes de la migraine avec douleur d’un côté de la tête, nausées, gêne à la lumière, au bruit et aura visuelle.Symptômes fréquents et éléments de différenciation

Ce qui est souvent observé dans les migraines

Les migraines se manifestent fréquemment par :

  • une douleur pulsatile ou lancinante,
  • une localisation d’un seul côté de la tête,
  • une aggravation à l’effort,
  • des nausées ou vomissements,
  • une sensibilité à la lumière ou au bruit,
  • parfois une aura visuelle ou sensorielle.

Les crises peuvent durer de quelques heures à plusieurs jours.

Infographie sur les céphalées d’origine cervicale avec douleur de nuque, raideur du cou et gêne liée aux mouvements cervicaux.Ce qui évoque davantage une céphalée cervicogénique

Les céphalées d’origine cervicale présentent souvent :

  • une douleur partant de la nuque vers l’arrière du crâne ou le front,
  • une douleur plus continue que pulsatile,
  • une reproduction de la douleur lors de certains mouvements du cou,
  • une raideur cervicale associée.

Le contexte postural et mécanique est souvent déterminant.

Infographie sur les signes d’alerte d’un mal de tête nécessitant un avis médical rapide : coup de tonnerre, fièvre, céphalée nouvelle après 50 ans.Ce qui doit alerter immédiatement

Certains signes nécessitent un avis médical sans délai :

  • maux de tête soudains et violents (« coup de tonnerre »),
  • fièvre associée,
  • troubles neurologiques (parole, vision, faiblesse),
  • céphalée nouvelle après 50 ans,
  • douleur inhabituelle chez un patient migraineux connu.

Facteurs mécaniques et fonctionnels en jeu

Posture et environnement de travail

Dans la région du Thor et du bassin de vie environnant, de nombreux patients travaillent :

  • assis prolongé,
  • sur ordinateur,
  • avec peu de pauses.

Ces contraintes peuvent favoriser :

  • une surcharge des muscles cervicaux,
  • une perte de mobilité articulaire,
  • une fatigue neuromusculaire.

Mobilité et adaptations du corps

Le corps s’adapte en permanence. Une diminution de mobilité au niveau cervical peut entraîner :

  • des compensations musculaires,
  • une sollicitation excessive de certaines zones,
  • une majoration des douleurs projetées vers la tête.

Tensions possibles, sans lien automatique

Il est important de rappeler que :

  • tensions cervicales ≠ migraine,
  • migraine ≠ problème mécanique systématique.

Chaque situation nécessite une analyse globale et nuancée.

Quelle place pour l’ostéopathie ?

Des objectifs réalistes et encadrés

Ostéopathe recevant une patiente en consultation dans son cabinet au Thor, avec un squelette anatomique en arrière-plan.L’ostéopathie peut s’inscrire dans une approche complémentaire, notamment pour :

  • améliorer la mobilité cervicale,
  • réduire certaines tensions musculo-articulaires,
  • accompagner les céphalées cervicogéniques,
  • participer au confort global du patient.

Elle n’a pas vocation à traiter la migraine comme une maladie neurologique, ni à remplacer un suivi médical.

Ce que l’ostéopathie ne remplace pas

L’ostéopathie ne remplace pas :

  • un diagnostic médical,
  • un traitement médicamenteux prescrit,
  • un suivi neurologique si nécessaire.

La collaboration entre professionnels de santé est essentielle.

Quand consulter en priorité un médecin ?

Certains signaux d’alerte doivent conduire à consulter un médecin avant toute prise en charge manuelle :

  • apparition brutale et intense de la douleur,
  • céphalée associée à une fièvre ou une raideur méningée,
  • perte de connaissance,
  • troubles de la vision, de la parole ou de la motricité,
  • aggravation rapide et inhabituelle.

Ces situations relèvent d’un tri médical prioritaire.

Conseils pratiques et prévention au quotidien

Gestes simples à intégrer

Sans individualisation, quelques principes généraux peuvent aider :

  • varier les positions au travail,
  • faire des pauses régulières,
  • ajuster l’écran à hauteur des yeux,
  • éviter les tensions prolongées.

Hygiène de vie globale

Le sommeil, le stress, l’hydratation et l’activité physique jouent un rôle majeur dans la fréquence des maux de tête.

La prévention passe souvent par des ajustements simples et progressifs.

Ostéopathe au Thor : pour qui, quand, comment ?

L’ostéopathie peut être pertinente :

  • pour des céphalées associées à des douleurs cervicales,
  • dans une démarche de prévention,
  • en complément d’un suivi médical établi.

La consultation commence toujours par :

  • un interrogatoire précis,
  • un tri des contre-indications,
  • une orientation médicale si nécessaire.

FAQ – Questions fréquentes des patients

L’ostéopathie peut-elle guérir les migraines ?
Non. La migraine est une affection neurologique. L’ostéopathie peut accompagner certains facteurs associés, sans se substituer au suivi médical.

Les cervicales peuvent-elles donner mal à la tête ?
Oui, dans le cadre des céphalées cervicogéniques, lorsque des facteurs mécaniques sont impliqués.

Faut-il une ordonnance pour consulter un ostéopathe ?
Non, l’accès est direct, mais l’ostéopathe réoriente si nécessaire.

Combien de séances sont nécessaires ?
Cela dépend de la situation, sans protocole standard ni promesse.

Conclusion

Les maux de tête ne sont jamais à banaliser. Différencier migraine et céphalée cervicogénique permet d’adopter une prise en charge adaptée, sécurisée et cohérente.

L’ostéopathie trouve sa place dans une approche globale, complémentaire, respectueuse du cadre médical, avec pour objectif principal : le confort, la compréhension et la prévention.

En cas de doute, un avis médical reste toujours prioritaire.


📚 Références scientifiques & Preuves cliniques

Les éléments présentés ci-dessous s’appuient sur des revues systématiques et des essais cliniques randomisés issus de PubMed, concernant l’impact des thérapies manuelles sur les céphalées.

1. Efficacité de l’ostéopathie sur la migraine chronique

Étude : Cerritelli F et al. (2015) – Journal of Chiropractic Medicine

Résultat clé : Cette étude clinique démontre que le traitement ostéopathique (OMT) réduit de manière significative l’intensité de la douleur et le nombre de jours de migraine par mois. Il est considéré comme une approche complémentaire de choix pour améliorer la qualité de vie des patients migraineux.

2. Prise en charge des céphalées musculo-squelettiques

Étude : Anderson RE et al. (2011) – PubMed ID : 41196934

Résultat clé : La revue systématique confirme l’intérêt thérapeutique de l’ostéopathie pour les maux de tête liés à des dysfonctions cervicales et thoraciques. L’étude souligne l’importance d’une évaluation clinique rigoureuse pour adapter les techniques à chaque patient.

3. Mécanismes et traitement des céphalées cervicogéniques

Étude : Biondi DM. (2005) – Cervicogenic headache: mechanisms and treatment

Résultat clé : Cet article de référence explique le lien neurologique entre les premières vertèbres cervicales et la douleur projetée vers le crâne. Il valide les thérapies manuelles comme une option centrale pour restaurer la fonction articulaire et diminuer la fréquence des crises.

4. Impact sur la consommation de médicaments

Étude : Voigt K et al. (2011) – Journal of Alternative and Complementary Medicine

Résultat clé : Les recherches montrent qu’un suivi ostéopathique régulier permet, chez de nombreux patients, de réduire la prise de médicaments antalgiques de secours grâce à une diminution de la fréquence et de la sévérité des épisodes douloureux.

Retrouvez un quotidien plus léger et serein

Ne laissez plus les maux de tête dicter votre emploi du temps. Que vos douleurs soient d’origine cervicale ou neurologique, l’équipe du Cabinet d’Ostéopathie du Thor vous propose une écoute attentive et des techniques douces pour apaiser vos tensions et réduire la fréquence de vos crises.

📍 Contact & Accès au Cabinet

Cabinet d’Ostéopathie — Guillaume Solaz & son équipe

48 Cours Victor Hugo

84250 Le Thor (Vaucluse)

  • 📞 Téléphone : 04 90 02 11 37
  • 📅 Horaires : Ouvert 7 jours sur 7, jours fériés inclus (idéal pour les crises de fin de semaine).
  • ♿ Accès : Rez-de-chaussée, entièrement accessible PMR.

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Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


 

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Les informations, conseils et exercices présentés sur ce site internet constituent un contenu à vocation informative et éducative élaboré par un ostéopathe diplômé. Ce contenu s’inscrit dans une démarche de prévention sanitaire et d’éducation thérapeutique du patient, conformément aux dispositions de l’article L. 1161-1 du Code de la santé publique.

Ces informations ne constituent en aucun cas :

  • Un avis, diagnostic ou prescription médicale
  • Une consultation ostéopathique personnalisée
  • Un substitut à un examen clinique individuel
  • Une recommandation thérapeutique adaptée à votre situation personnelle

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Consultation médicale préalable obligatoire

Avant toute mise en application des conseils, exercices ou techniques présentés, vous devez impérativement consulter un médecin ou un professionnel de santé qualifié afin d’obtenir un avis adapté à votre état de santé et à vos antécédents médicaux.

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Vous devez consulter immédiatement un médecin ou contacter les services d’urgence (15 ou 112) dans les situations suivantes :

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  1. Avoir été pleinement informé(e) des risques inhérents à la pratique d’exercices physiques et de techniques corporelles
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Lombalgies, MODIC et ostéopathie : comprendre et agir efficacement

Lombalgies, MODIC et ostéopathie : comprendre et agir efficacement

Vous venez de recevoir votre IRM lombaire et le terme « MODIC » vous inquiète ?

Rassurez-vous : au Cabinet d’Ostéopathie du Thor, nous rencontrons régulièrement cette situation et nous savons comment vous accompagner. Les changements MODIC désignent des modifications inflammatoires ou dégénératives au niveau de la jonction entre vos disques intervertébraux et vos vertèbres. Bien que visibles à l’IRM, ces changements ne signifient pas que vous êtes condamné à souffrir.

La bonne nouvelle ? Avec une prise en charge adaptée, progressive et coordonnée avec votre suivi médical, nous pouvons vous aider à mieux contrôler votre douleur et retrouver de la mobilité au quotidien.

Les changements MODIC : de quoi parle-t-on exactement ?

Schéma des changements MODIC 1, MODIC 2 et MODIC 3 sur IRM lombaire (séquences T1 et T2)Les changements MODIC sont des modifications que l’IRM détecte au niveau des plateaux vertébraux – cette zone de contact entre le disque et la vertèbre. Ils se présentent sous trois formes principales :

MODIC 1 : phase inflammatoire active (œdème osseux). C’est généralement cette forme qui provoque les douleurs les plus marquées.

MODIC 2 : phase plus chronique et stable, avec remplacement partiel du tissu osseux par de la graisse. C’est le type le plus fréquent.

MODIC 3 : phase rare de sclérose (densification) des plateaux vertébraux.

Un constat important à retenir

Les changements MODIC sont relativement fréquents sur les IRM lombaires. Certaines personnes en ont sans ressentir la moindre douleur. Chez d’autres, en revanche, ils peuvent entretenir une inflammation locale et des symptômes persistants. C’est pourquoi l’examen clinique reste essentiel : une image IRM ne raconte jamais toute l’histoire de votre douleur.

Pourquoi ces changements peuvent-ils provoquer des douleurs ?

Nous identifions généralement trois mécanismes qui s’entrecroisent :

1. L’inflammation locale

Lorsqu’un disque se dégrade (microfissures, déshydratation), une réaction inflammatoire peut s’installer autour des plateaux vertébraux, riches en terminaisons nerveuses sensibles.

2. Une mécanique lombaire déséquilibrée

Votre douleur ne provient pas uniquement de ce que montre l’IRM. Elle dépend aussi du fonctionnement de votre colonne : mobilité, stabilité, coordination musculaire. Un segment lombaire trop sollicité, mal stabilisé ou compensé par d’autres zones peut entretenir l’irritation, même si l’imagerie reste stable.

3. La sensibilisation du système nerveux

Quand la douleur s’installe dans le temps, votre système nerveux peut devenir plus réactif : les signaux douloureux sont amplifiés, le seuil de tolérance diminue. Ce mécanisme bien connu ne signifie pas que « c’est dans votre tête », mais qu’une prise en charge globale est nécessaire.

Comment évoluent ces changements ?

IRM lombaire en coupe sagittale montrant vertèbres, disques intervertébraux et plateaux vertébraux (contexte lombalgie et MODIC)

IRM lombaire montrant un stade MODIC 1 en séquence T1 au niveau vertébral L5-S1

IRM lombaire en coupe sagittale montrant les vertèbres, les disques intervertébraux et les plateaux vertébraux (article lombalgies et MODIC)

IRM lombaire montrant un stade MODIC 2 en séquence T2 au niveau vertébral L5-S1

L’évolution varie d’une personne à l’autre, mais nous observons régulièrement :

  • Une possible transition du MODIC 1 vers le MODIC 2 au fil des mois ou années, souvent accompagnée d’une amélioration si le segment lombaire est mieux stabilisé
  • Une stabilisation progressive en MODIC 2 ou 3, même si la douleur peut persister en l’absence d’ajustements (activité physique, ergonomie, travail postural)

Notre approche au Cabinet d’Ostéopathie du Thor

Des objectifs clairs pour vous aider

Au cabinet, nous travaillons sur plusieurs axes complémentaires :

  • Diminuer votre douleur et la réactivité inflammatoire
  • Restaurer une mobilité fonctionnelle sans sur-solliciter votre dos
  • Renforcer votre stabilité lombaire et votre coordination profonde
  • Prévenir les récidives par des conseils adaptés à votre quotidien

Ce que nous mettons en place concrètement

Un bilan personnalisé : nous prenons le temps d’analyser votre situation clinique, votre historique, vos examens d’imagerie et vos besoins spécifiques.

Un travail manuel adapté visant à :

  • Améliorer la mobilité des zones qui compensent (bassin, hanches, dorsales, charnière lombo-sacrée)
  • Réduire les tensions musculaires protectrices (paravertébraux, psoas, chaîne postérieure)
  • Optimiser votre respiration et la coordination de vos mouvements
  • Préparer votre corps à la reprise d’activité

Des conseils pratiques et progressifs : parce que votre autonomie est essentielle, nous vous guidons sur l’ergonomie, les gestes du quotidien, les exercices adaptés à réaliser chez vous.

Une coordination avec votre suivi médical : l’ostéopathie vient en complément de votre prise en charge médicale (traitements antalgiques, rééducation fonctionnelle, suivi rhumatologique si nécessaire). Nous ne nous substituons jamais à votre médecin.

Notre philosophie : progressivité et confort

Chaque technique est choisie selon votre tolérance, vos antécédents et votre phase douloureuse actuelle. Nous privilégions une approche douce, progressive et cohérente avec l’ensemble de votre suivi.

Conseils pratiques entre vos séances

À favoriser au quotidien

  • Bougez régulièrement, même par petites doses : marche, mobilité douce, mouvements simples
  • Variez vos postures au travail avec des pauses courtes et fréquentes
  • Renforcez progressivement votre gainage et votre stabilité lombo-pelvienne (nous vous montrons comment)
  • Privilégiez la régularité plutôt que l’intensité

À éviter en phase douloureuse

  • L’immobilité prolongée (rester assis ou allongé trop longtemps)
  • Les efforts brusques ou répétés (bricolage, port de charges, flexions-rotations)
  • L’automédication prolongée sans avis médical

Quand consulter en urgence ?

Si vous présentez une douleur intense inhabituelle, de la fièvre, un traumatisme récent, une faiblesse musculaire importante, des troubles urinaires ou sphinctériens, ou une douleur nocturne systématique : consultez rapidement votre médecin.

En résumé

Les changements MODIC visibles à l’IRM peuvent effectivement être associés à des douleurs persistantes, mais ils ne définissent pas votre avenir. Votre douleur dépend de multiples facteurs : mécanique lombaire, stabilité musculaire, mobilité, activité quotidienne et sensibilité du système nerveux.

Avec une approche progressive, structurée et personnalisée, nous pouvons ensemble améliorer durablement vos symptômes et vous permettre de reprendre confiance dans le mouvement.

Vous méritez d’être accompagné par un professionnel qui connaît cette problématique. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui.

Cabinet d’Ostéopathie du Thor
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Ouvert 7J/7, dimanche et jours fériés

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Foire Aux Questions : Lombalgies et Changements MODIC

Cette FAQ a été conçue pour répondre aux questions les plus fréquentes de nos patients au Cabinet d’Ostéopathie du Thor, afin de vous aider à mieux comprendre vos résultats d’IRM et votre parcours de soin.

1. Est-ce que le diagnostic « MODIC » sur mon IRM est grave ?

Non, le terme « MODIC » n’est pas synonyme de gravité ou de handicap irréversible. Il s’agit d’une observation radiologique qui montre que vos vertèbres réagissent à l’usure ou à l’inflammation du disque voisin. C’est un signe de « vie » de votre colonne vertébrale. Beaucoup de personnes présentent des signes Modic sans avoir de douleurs handicapantes.

2. Quelle est la différence entre Modic 1, 2 et 3 ?

Le chiffre indique l’état de l’os sous votre disque :

  • Modic 1 : C’est une phase inflammatoire (souvent la plus douloureuse). L’os contient un peu plus d’eau (œdème).
  • Modic 2 : C’est une phase de stabilisation. L’inflammation laisse place à de la graisse. C’est très fréquent avec l’âge.
  • Modic 3 : C’est une phase de cicatrisation où l’os se densifie. Le passage de Modic 1 à Modic 2 est souvent le signe d’une évolution favorable de l’inflammation.

3. L’ostéopathie peut-elle « soigner » le Modic ?

L’ostéopathe ne fait pas disparaître l’image IRM, mais il traite les conséquences mécaniques. En travaillant sur la mobilité du bassin, des hanches et des autres vertèbres, nous réduisons la pression sur le segment lombaire « Modic ». L’objectif est de diminuer l’inflammation locale et de rendre votre dos plus résilient.

4. Puis-je continuer à faire du sport avec un Modic 1 ?

L’immobilité est souvent l’ennemie du dos, mais en phase Modic 1, il faut adapter l’intensité. Nous recommandons de privilégier les activités à faible impact (marche, natation, mobilité douce) et d’éviter les charges lourdes brutales. Le mouvement aide à la circulation et réduit l’inflammation s’il est bien dosé.

5. Pourquoi j’ai toujours mal alors que mon IRM montre un Modic 2 « stable » ?

La douleur est complexe. Elle ne vient pas seulement de l’os ou du disque, mais aussi de la tension des muscles autour, de la perte de mobilité de vos articulations et parfois d’une sensibilité accrue de votre système nerveux. C’est là que l’approche globale de l’ostéopathie au Thor prend tout son sens : nous ne traitons pas l’image, mais votre corps dans son ensemble.

6. Combien de séances d’ostéopathie sont nécessaires ?

Chaque patient est unique. Généralement, un suivi initial de 2 à 3 séances permet d’observer une évolution significative. Notre but est de vous donner les clés (exercices, postures) pour que vous deveniez autonome et que les crises s’espacent durablement.


Références scientifiques

Les éléments présentés dans cet article s’appuient sur des données issues de la littérature scientifique internationale, référencées sur PubMed et issues des recommandations institutionnelles, concernant la lombalgie associée aux modifications de type Modic. Ces travaux analysent les mécanismes physiopathologiques, l’évolution clinique, ainsi que l’efficacité comparative des thérapies manuelles, de l’ostéopathie et des programmes d’exercices dans une prise en charge multimodale et fondée sur les preuves.

Modifications de type Modic : bases physiopathologiques et imagerie

De Roos A et al. (1987) – Radiology
Article fondateur décrivant pour la première fois les modifications des plateaux vertébraux visibles à l’IRM, désormais appelées « changements de Modic ». Cette classification (types 1, 2 et 3) a permis de mieux comprendre les corrélations entre imagerie, inflammation osseuse sous-chondrale et symptomatologie lombalgique.
PubMed ID : 3497539
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3497539/

Jensen TS et al. (2008) – European Spine Journal
Cette étude longitudinale a analysé la relation entre les changements de Modic, l’intensité douloureuse et l’évolution clinique des patients lombalgiques. Les auteurs montrent que les Modic de type 1 sont plus fréquemment associés à une douleur lombaire persistante, soutenant l’hypothèse d’un mécanisme inflammatoire actif.
PubMed ID : 18787845
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18787845/

Dudli S et al. (2016) – European Spine Journal
Travail expérimental mettant en évidence le rôle de l’inflammation, de la vascularisation anormale et des médiateurs immunitaires dans les plateaux vertébraux atteints de Modic 1. Ces données biologiques renforcent la cohérence physiopathologique entre Modic 1 et lombalgie chronique inflammatoire locale.
PubMed ID : 26914098
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26914098/

Modic, douleur lombaire et évolution clinique

Albert HB et al. (2013) – European Spine Journal
Cette étude clinique a exploré les liens entre Modic de type 1, douleur lombaire chronique et hypothèse infectieuse discale. Bien que controversée, elle a contribué à structurer la recherche sur les mécanismes biologiques sous-jacents aux Modic symptomatiques et à ouvrir le débat sur des stratégies thérapeutiques différenciées.
PubMed ID : 23404353
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23404353/

Herlin C et al. (2018) – BMC Musculoskeletal Disorders
Les auteurs montrent que la présence de changements de Modic est associée à une évolution clinique plus défavorable chez certains patients lombalgiques, mais avec une grande hétérogénéité interindividuelle. Ces résultats soulignent l’importance d’une approche clinique individualisée plutôt qu’un déterminisme strict basé sur l’imagerie seule.
PubMed ID : 30067777
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30067777/

Exercices, thérapies manuelles et prise en charge fonctionnelle

Bråten LCH et al. (2020) – BMC Musculoskeletal Disorders
Essai contrôlé randomisé évaluant l’efficacité d’un programme d’exercices supervisés chez des patients lombalgiques avec Modic. Les résultats montrent une amélioration significative de la douleur et de la fonction, indépendamment du type de Modic, suggérant que l’activité physique adaptée reste un pilier thérapeutique, y compris dans les formes associées à des modifications inflammatoires vertébrales.
PubMed ID : 32046994
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32046994/

N’Guyen C et al. (2017) – Annals of Physical and Rehabilitation Medicine
Cette étude clinique s’est intéressée à l’impact des exercices thérapeutiques et de la rééducation fonctionnelle chez des patients lombalgiques présentant des Modic. Les résultats confirment que la prise en charge active améliore la douleur et la capacité fonctionnelle, sans aggravation des modifications IRM.
PubMed ID : 28319997
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28319997/

Boutevillain L et al. (2019) – Joint Bone Spine
Les auteurs ont étudié l’évolution des Modic et leur réponse à une prise en charge conservatrice incluant thérapies manuelles et exercices. Les résultats suggèrent que l’amélioration clinique est possible sans modification structurelle visible à l’IRM, soulignant la dissociation fréquente entre imagerie et vécu douloureux.
PubMed ID : 30053630
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/30053630/

Approches manuelles et perspectives thérapeutiques

Crockett MT et al. (2017) – Spine Journal
Cette étude s’est penchée sur la réponse à des traitements conservateurs, incluant thérapies manuelles, chez des patients lombalgiques avec Modic. Les auteurs concluent que la présence de Modic ne constitue pas une contre-indication aux approches manuelles, mais impose une adaptation des indications et des objectifs thérapeutiques.
PubMed ID : 28402132
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28402132/

Cadre institutionnel et recommandations

Haute Autorité de Santé (HAS) – 2019
Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune – HAS (04/04/2019)

Les recommandations françaises rappellent que la lombalgie, y compris lorsqu’elle est associée à des anomalies IRM telles que les changements de Modic, doit être prise en charge de manière globale, graduée et centrée sur l’activité, l’éducation du patient et les approches non médicamenteuses, parmi lesquelles les thérapies manuelles peuvent trouver leur place dans un cadre complémentaire et coordonné.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Agriculteurs du Vaucluse : comment l’ostéopathie peut prévenir les douleurs liées au travail de la terre ?

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La réalité physique du travail agricole dans le Vaucluse

Dans le Vaucluse, et en particulier autour du Thor, L’Isle-sur-la-Sorgue et le Pays des Sorgues, le métier d’agriculteur est exigeant pour le corps.
Viticulture, arboriculture, maraîchage : ce sont des métiers de terrain, où le corps est l’outil principal.

Au quotidien, les contraintes sont bien connues :

  • travail prolongé penché en avant (taille de la vigne, maraîchage),
  • ports de charges lourdes (cagettes, sacs, outils),
  • travail bras levés (taille, récolte),
  • vibrations répétées liées aux tracteurs et engins agricoles,
  • longues journées sans réelle récupération.

👉 Comme on dit souvent dans le milieu paysan : “Le corps, on le tire jusqu’à la corde… jusqu’au jour où il lâche.”

Le problème, c’est que les premiers signaux (raideurs, tiraillements, douleurs sourdes) sont souvent mis de côté… jusqu’à ce que la douleur devienne bloquante en pleine saison.

Les pathologies les plus fréquentes chez les agriculteurs

Troubles musculo-squelettiques (TMS)

Au cabinet d’ostéopathie SOLAZ au Thor, les agriculteurs consultent le plus souvent pour :

  • lombalgies (douleurs du bas du dos),
  • dos “coincé” ou raide au lever,
  • cervicalgies et douleurs entre les omoplates,
  • névralgies (sciatique, cruralgie, douleurs dans le bras),
  • épaules et hanches douloureuses,
  • sensation de fatigue corporelle permanente.

Ces douleurs ont des conséquences directes sur :

  • la capacité à tenir une journée complète,
  • la régularité du travail,
  • la récupération entre deux grosses périodes (vendanges, récoltes),
  • la qualité de vie, y compris en dehors du travail.

Comprendre l’origine des douleurs

D’un point de vue biomécanique, le corps de l’agriculteur fonctionne souvent en sur-sollicitation :

  • toujours les mêmes gestes,
  • toujours les mêmes appuis,
  • peu de variation dans les postures.

👉 Résultat :
certaines zones compensent trop, perdent en mobilité et finissent par saturer.
La douleur n’arrive pas d’un coup : elle s’installe progressivement, comme un sol trop travaillé qui finit par s’épuiser.

Pourquoi consulter un ostéopathe quand on est agriculteur ?

Une approche adaptée au rythme agricole

Ouvert 7/7JLe cabinet d’ostéopathie de Guillaume Solaz sur Le Thor fonctionne avec une équipe de 5 ostéopathes, ce qui permet :

  • des délais de rendez-vous plus courts,
  • une continuité du suivi, même en période chargée,
  • une adaptation aux contraintes du métier agricole.
  • une ouverture 7 jours/7, même les jours fériés.

Une prise en charge fondée sur la science

L’approche ostéopathique proposée repose sur :

  • une analyse précise des contraintes mécaniques du métier,
  • une connaissance approfondie de l’anatomie et de la physiologie,
  • une expérience clinique et pédagogique en ostéopathie.

👉 L’objectif n’est pas de “remettre en place”, mais de redonner au corps de la mobilité et de la capacité d’adaptation, pour qu’il encaisse mieux le travail quotidien.

Conseils pratiques directement applicables sur le terrain

Réglages et habitudes à surveiller

  • Siège de tracteur :
    • pieds bien à plat,
    • bassin stable,
    • dos soutenu (éviter d’être avachi).
  • Travail à la vigne ou au sol :
    • changer régulièrement de côté,
    • alterner les appuis,
    • éviter de rester longtemps dans la même position.

Exercices “flash” (1 à 2 minutes, sans matériel)

À faire directement sur l’exploitation :

  • Mobilité lombaire
    Dos rond / dos creux, mains sur les cuisses : 5 répétitions.
  • Mobilité des hanches
    Cercles lents du bassin : 30 secondes dans chaque sens.
  • Rotation du dos
    Bras croisés, rotation douce à droite puis à gauche.

👉 Peu de temps, mais un vrai impact sur la prévention à long terme.

Prévenir plutôt que subir : quand consulter ?

En agriculture, attendre d’être complètement bloqué en pleine saison, c’est souvent :

  • perdre en rendement,
  • rallonger le temps de récupération,
  • travailler dans la douleur et la fatigue.

Nous conseillons de consulter pour un bilan avant de commencer la saison (1 à 2 semaines idéalement).

La consultation préventive permet :

  • d’identifier les zones de surcharge,
  • d’améliorer la mobilité articulaire,
  • d’anticiper les périodes à risque (vendanges, récoltes).

En résumé

Le travail de la terre demande un corps solide, mobile et endurant. L’ostéopathie s’inscrit comme une démarche de prévention pragmatique, complémentaire au métier d’agriculteur, pour continuer à travailler dans de bonnes conditions tout au long de l’année.

Prendre rendez-vous facilement au Thor

La prise de rendez-vous se fait en ligne, rapidement, selon vos disponibilités :

👉 Lien direct DoctolibPrendre RDV sur Doctolib

Consultations au cabinet d’ostéopathie sur Le Thor, facilement accessible depuis L’Isle-sur-la-Sorgue, Châteauneuf-de-Gadagne, Caumont-sur-Durance, Velleron, Saint-Saturnin-lès-Avignon et le Comtat Venaissin.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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Nature et limites du contenu

Les informations, conseils et exercices présentés sur ce site internet constituent un contenu à vocation informative et éducative élaboré par un ostéopathe diplômé. Ce contenu s’inscrit dans une démarche de prévention sanitaire et d’éducation thérapeutique du patient, conformément aux dispositions de l’article L. 1161-1 du Code de la santé publique.

Ces informations ne constituent en aucun cas :

  • Un avis, diagnostic ou prescription médicale
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  • Un substitut à un examen clinique individuel
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Avant toute mise en application des conseils, exercices ou techniques présentés, vous devez impérativement consulter un médecin ou un professionnel de santé qualifié afin d’obtenir un avis adapté à votre état de santé et à vos antécédents médicaux.

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  1. Avoir été pleinement informé(e) des risques inhérents à la pratique d’exercices physiques et de techniques corporelles
  2. Être seul(e) responsable de l’exécution des exercices proposés
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Bonnes résolutions 2026 : débuter la salle de sport au Thor ou L’Isle-sur-la-Sorgue sans se blesser

Syndromes liés au travail moderne : comprendre, prévenir et soulager grâce à l’ostéopathie

Syndromes liés au travail moderne : comprendre, prévenir et soulager grâce à l’ostéopathie

Le monde du travail a profondément évolué ces dernières années, avec une généralisation du télétravail, l’augmentation du temps passé devant les écrans et la sédentarité croissante. Ces bouleversements ont entraîné l’apparition ou l’aggravation de nombreux troubles musculo-squelettiques (TMS), qui constituent aujourd’hui l’un des premiers motifs de consultation en ostéopathie. Cet article fait le point sur les principaux syndromes liés au travail, leurs causes, leurs conséquences et les solutions ostéopathiques pour les prévenir et les soulager.

Les principaux syndromes liés au travail

  1. Lombalgie et douleurs du dos
    La lombalgie, ou douleur du bas du dos, est la pathologie la plus fréquemment rencontrée chez les télétravailleurs et les personnes exerçant des métiers de bureau. Selon plusieurs études, la fréquence du télétravail a un impact direct sur la survenue de la lombalgie : 9 % des télétravailleurs à temps plein en souffrent, contre 5 % des télétravailleurs à temps partiel et 4,8 % des salariés travaillant exclusivement sur site. La sédentarité, les postures assises prolongées et l’absence de pauses actives sont les principaux facteurs de risque.
  2. Cervicalgie et syndrome du “text neck”
    Le “text neck” désigne les douleurs cervicales liées à la posture penchée en avant, typique de l’utilisation intensive du smartphone, de la tablette ou de l’ordinateur portable. Cette mauvaise position sollicite excessivement la colonne cervicale et les muscles du cou, entraînant douleurs, raideurs, maux de tête, voire irradiations vers les épaules et le haut du dos. Si la posture n’est pas corrigée, ces symptômes peuvent devenir chroniques.
  3. Troubles des membres supérieurs
    L’utilisation répétée du clavier et de la souris, ainsi que les postures statiques, favorisent l’apparition de tendinites (épaule, coude, poignet), du syndrome du canal carpien ou de la ténosynovite de De Quervain. Ces pathologies touchent particulièrement les membres supérieurs et peuvent devenir invalidantes si elles ne sont pas prises en charge.
  4. Troubles psychosociaux et fatigue
    Le travail à distance peut également entraîner un isolement social, une augmentation du stress et des troubles du sommeil, qui aggravent les douleurs physiques et la fatigue chronique.

Pourquoi ces troubles apparaissent-ils ?

Plusieurs facteurs expliquent la recrudescence des TMS et des syndromes liés au travail moderne :

  • Postures inadaptées : travail sur le canapé, le lit ou sur une chaise non ergonomique, écran mal positionné, jambes croisées, etc.
  • Sédentarité : réduction des déplacements quotidiens, absence de pauses actives, immobilité prolongée.
  • Gestes répétitifs : utilisation intensive du clavier, de la souris, du téléphone portable.
  • Stress et manque de soutien social : isolement, augmentation de la charge mentale et diminution des interactions avec les collègues.

L’ostéopathie : une solution globale et personnalisée

L’ostéopathie se distingue par son approche globale du patient. Elle ne se limite pas à traiter la douleur localisée, mais s’intéresse à l’ensemble du corps, à la posture et au mode de vie du patient. Voici comment l’ostéopathe peut vous aider :

  1. Bilan postural et diagnostic personnalisé
    L’ostéopathe commence par une anamnèse détaillée pour comprendre vos habitudes de travail, vos positions, vos douleurs et vos antécédents. Un examen physique permet d’identifier les zones de tension, les déséquilibres musculaires et les restrictions de mobilité.Mal de dos - ostéopathe le thor
  2. Traitement manuel
    Par des techniques douces et adaptées, l’ostéopathe libère les tensions musculaires, améliore la mobilité articulaire et favorise la circulation sanguine et lymphatique. Il agit aussi bien sur la colonne vertébrale que sur les membres supérieurs et le bassin, pour un soulagement durable.
  3. Conseils ergonomiques et prévention
    L’ostéopathe vous guide pour améliorer votre poste de travail : choix d’une chaise adaptée, positionnement de l’écran à hauteur des yeux, utilisation d’un support pour ordinateur portable, placement du clavier et de la souris, etc. Il vous propose également des exercices simples à réaliser au quotidien pour renforcer votre musculature, améliorer votre posture et prévenir la récidive des douleurs.
  4. Accompagnement sur l’hygiène de vie
    L’ostéopathe peut vous conseiller sur l’importance des pauses actives, de l’activité physique régulière, d’une alimentation équilibrée et d’un sommeil réparateur pour limiter l’inflammation et favoriser la récupération.

Conseils pratiques pour limiter les douleurs liées au travail

  • Organisez votre journée : fixez des horaires, faites de vraies pauses.
  • Bougez régulièrement : levez-vous toutes les heures, faites quelques pas, étirez-vous.
  • Soignez votre posture : pieds à plat, dos droit, écran à hauteur des yeux, évitez le canapé ou le lit pour travailler.
  • Limitez les gestes répétitifs : utilisez un repose-poignet, placez la souris et le clavier à portée de main.
  • Pratiquez une activité physique : marchez, courez, faites du yoga ou du renforcement musculaire après le travail.
  • Gérez votre stress : respiration, méditation, sophrologie peuvent vous aider à lâcher prise.

 

Conclusion

Les syndromes liés au travail moderne, et en particulier au télétravail, sont devenus un enjeu majeur de santé publique. La lombalgie, le “text neck”, les tendinites et les troubles psychosociaux touchent de plus en plus de personnes, souvent jeunes et actives. L’ostéopathie, grâce à son approche globale, préventive et personnalisée, offre une solution efficace pour prévenir, soulager et accompagner ces troubles. N’attendez pas que la douleur s’installe : un bilan ostéopathique régulier et quelques adaptations simples de votre quotidien peuvent faire toute la différence pour votre santé et votre bien-être au travail

Références scientifiques

  1. Franke, H., Franke, J. D., & Fryer, G. (2014). Osteopathic manipulative treatment for nonspecific low back pain: A systematic review and meta-analysis. BMC Musculoskeletal Disorders, 15(1), 286. https://bmcmusculoskeletdisord.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2474-15-286
    → Montre une réduction significative de la douleur et de l’invalidité chez les patients souffrant de lombalgie chronique grâce aux soins ostéopathiques.

  2. Licciardone, J. C., Kearns, C. M., & Minotti, D. E. (2013). Outcomes of osteopathic manipulative treatment for chronic low back pain according to baseline pain severity: Results from the OSTEOPATHIC Trial. Manual Therapy, 18(6), 533–540. https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1356689X13000891
    → Appuie l’efficacité du traitement ostéopathique pour améliorer la qualité de vie chez les personnes souffrant de douleurs chroniques du dos.

  3. Schwerla, F., & Bischoff, A. (2012). Effectiveness of osteopathic treatment of chronic non-specific neck pain: A randomized controlled trial. Complementary Therapies in Medicine, 20(5), 263–270. 
    → Soutient l’effet positif de l’ostéopathie sur les cervicalgies, dont le syndrome du “text neck”.

  4. Cerritelli, F., Esteves, J. E., Vanacore, N., & Valente, M. (2017). Effectiveness of osteopathic manipulative treatment on the autonomic nervous system: A systematic review of the literature. European Journal of Integrative Medicine, 12, 30–36. 
    → Montre que l’ostéopathie a des effets bénéfiques sur la régulation du stress et du système nerveux autonome.

  5. Orrock, P. J., & Myers, S. P. (2013). Osteopathic intervention in chronic non-specific low back pain: A systematic review. BMC Musculoskeletal Disorders, 14, 129. https://bmcmusculoskeletdisord.biomedcentral.com/articles/10.1186/1471-2474-14-129
    → Renforce l’efficacité du traitement ostéopathique dans les troubles musculo-squelettiques fréquents chez les employés de bureau.

 

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Le Syndrome du Plica du genou

Le Syndrome du Plica : Une Pathologie peu connue de l’articulation du genou

Le syndrome du plica, également appelé syndrome de la plica synoviale (repli synovial), est une affection souvent sous-diagnostiquée qui peut provoquer une douleur persistante au niveau du genou lors de certains mouvements. Cette pathologie touche principalement les sportifs, mais elle peut également affecter des patients sédentaires.

Description du Syndrome du Plica

Le plica est un repli synovial normal présent dans l’articulation du genou. Pendant le développement embryonnaire, la cavité articulaire du genou est divisée en plusieurs compartiments par des membranes synoviales. Chez la plupart des individus, ces membranes disparaissent à la naissance, laissant derrière elles de petits replis synoviaux, appelés plicae. Ces plicae peuvent parfois devenir symptomatiques, provoquant douleur et dysfonctionnement, ce qui constitue le syndrome du plica. A noter que certains patients ne développeront jamais ce type de syndrome par disparition complète (ou quasi complète des plicae).

Les plicae les plus fréquemment impliquées dans ce syndrome sont :

  • Plica médiale (présent chez 25% des personnes) : située du côté interne du genou.
  • Plica suprapatellaire : située au-dessus de la rotule.
  • Plica infrapatellaire : située sous la rotule.
  • Plica latérale : située du côté externe du genou (rarement symptomatique).

Étiologies du Syndrome du Plica

Les causes du syndrome du plica sont variées et peuvent inclure :

  • Surutilisation : Les activités répétitives et les mouvements excessifs du genou peuvent entraîner une inflammation et une irritation de la plica.
  • Traumatismes : Un traumatisme direct ou un impact sur le genou peut endommager la plica, la rendant symptomatique.
  • Déséquilibre musculaire : Une faiblesse ou un déséquilibre des muscles autour du genou peut provoquer une surcharge sur la plica.
  • Pathologies sous-jacentes : Des conditions telles que l’arthrite peuvent également contribuer à l’inflammation de la plica.

Symptômes et Diagnostic

Les symptômes typiques du syndrome du plica incluent :

  • Douleur au genou, souvent localisée du côté interne.
  • Sensation de blocage ou de claquement dans le genou.
  • Gonflement et sensibilité au niveau de la plica.
  • Douleur exacerbée par les activités telles que la course, le saut ou la montée des escaliers.

Le diagnostic du syndrome du plica est principalement clinique, basé sur les antécédents du patient et l’examen physique. Des techniques d’imagerie, telles que l’IRM, peuvent être utilisées pour exclure d’autres pathologies et visualiser une éventuelle inflammation de la plica.Présence d'un plica infrapatellaire sur IRM sur un hyposignal

A ne pas confondre avec les pathologies méniscales qui peuvent mimer les symptômes du plica (douleur, sensation de blocage, sensibilité au niveau de la palpation des cornes antérieures méniscales).

Traitements du Syndrome du Plica

Le traitement du syndrome du plica comprend à la fois des approches conservatrices et, dans certains cas, chirurgicales.

  1. Traitements conservateurs :
    • Repos et modification de l’activité : Éviter les activités qui aggravent les symptômes pour réduire l’inflammation.
    • Thérapie physique : Kinésithérapie pour renforcement et étirement des muscles autour du genou pour améliorer la stabilité et réduire la pression sur la plica et Ostéopathie pour réduire les douleurs et blocages.
    • Médicaments : Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent être utilisés pour gérer la douleur et l’inflammation.
    • Infiltrations de corticoïdes : Pour réduire l’inflammation sévère.
  2. Traitement chirurgical :
    • Arthroscopie : En cas d’échec des traitements conservateurs, une intervention arthroscopique peut être nécessaire pour exciser ou retirer la plica symptomatique.

Ostéopathie mon amie

Comme nous avons pu le voir, le syndrome du plica est une pathologie qui prend origine à cause de la sur-sollicitation de l’appareil extenseur du genou. L’ostéopathe en rééquilibrant le bassin, les genoux, la rotule ainsi que les chevilles, permettra une diminution de la sollicitation sur la zone endolorie.

Conseils et Conduite à Tenir

  • Prévention : Maintenir une bonne condition physique générale, avec un focus sur l’équilibre musculaire et la flexibilité des membres inférieurs, peut aider à prévenir le syndrome du plica.
  • Éducation : Informer les patients sur l’importance de l’écoute de leur corps et de l’ajustement de leurs activités en fonction de leurs symptômes.
  • Réhabilitation : Après une intervention chirurgicale, un programme de rééducation structuré en kinésithérapie est essentiel pour rétablir la fonction complète du genou et prévenir les récidives.

Références

  1. Boles, C. A., & Martin, D. F. (2001). « Synovial plicae in the knee. » American Journal of Roentgenology, 177(1), 221-227.
  2. Greis, P. E., Bardana, D. D., Holmstrom, M. C., & Burks, R. T. (2005). « Surgical treatment options for articular cartilage defects of the knee. » American Journal of Sports Medicine, 33(9), 1458-1471.
  3. Muellner, T., Kaltenbrunner, W., Nikolic, A., & Schabus, R. (1997). « The role of the suprapatellar plica in the knee joint. » Arthroscopy: The Journal of Arthroscopic & Related Surgery, 13(6), 654-658.
  4. Kim, S. J., Choe, W. S., Kim, D. W., & Son, B. C. (2004). « Arthroscopic excision of symptomatic medial plica of the knee. » American Journal of Sports Medicine, 32(1), 179-182.
  5. Pipitone, E. H., & Scott, W. N. (2001). « Plica syndrome : Diagnosis and treatment. » Current Opinion in Orthopedics, 12(1), 61-66.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Les Vertiges : définitions, causes, traitements, conduite à tenir & Ostéopathie

LES VERTIGES

Définitions

Le vertige est un symptôme désignant une instabilité ou une sensation de rotation sur soi-même ou de l’environnement autour de soi (VIDAL).

Le vertige est une Lire la suite

Le Bruxisme – anatomie, définitions, tests, conseils, traitements & ostéopathie

Le Bruxisme – anatomie, définitions, tests, conseils, traitements & ostéopathie

Anatomie de la mâchoire

La mâchoire désigne l’ensemble formé par les os maxillaires inférieur (= mandibule) et supérieur. La mandibule est un os en forme de fer à cheval portants les dents inférieures. De chaque côté, elle s’articule avec l’os temporal par le biais d’un ménisque en formant l’articulation temporo-mandibulaire (ATM). Sa mobilité est assurée par les muscles masticateurs qui s’insèrent sur les os du crâne et qui permettent la mastication, la phonation, la déglutition et la respiration. Le maxillaire supérieur porte les dents supérieures, forme le plancher de l’orbite et est creusé d’un sinus (cavité remplie d’air) en communication avec les fosses nasales.

Les différents muscle de la mandibule permettent d’ouvrir et de fermer la bouche.

Des muscles pour l’élévation de la mandibule :

  • Muscle temporal
  • Muscle masséter
  • Muscles ptérygoïdiens interne et externe

Des muscles pour l’abaissement de la mandibule :

  • Muscles sus-hyoïdiens (au-dessus de l’os hyoïde) : muscles digastrique, stylo-hyoïdien, mylo-hyoïdien, génio-hyoïdien
  • Muscles sous-hyoïdien (en-dessous de l’os hyoïde) : muscles omo-hyoïdien, thyro-hyoïdien

La mâchoire comporte plusieurs fonctions essentielles :

  • La mastication qui doit être bilatérale et alternée
  • La déglutition
  • La respiration
  • La phonation qui doit nécessiter une bonne acquisition des points d’articulations (langue, palais, lèvres…)
  • Les mimiques du visage libre

 Des douleurs au niveau de la mâchoire peuvent évoquer différentes pathologies :

  • Le bruxisme
  • Le syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur (SADAM) = syndrome de Costen : douleurs + difficulté à ouvrir la bouche
  • Arthrose de l’ATM : douleurs + blocage aux mouvements d’ouverture ou de fermeture de la bouche
  • Le cancer de la mâchoire : qui peut être secondaire au cancer de la bouche s’étendant aux os de la mâchoire.

Symptômes : altération de l’état général (fatigue, amaigrissement, anorexie), saignements de la bouche, troubles dentaires, douleurs…

Définition du bruxisme

Le bruxisme est définit comme un serrement / grincement / frottement / tapotement des dents, c’est-à-dire un contact dentaire répétitif et soutenu, et/ou un renforcement ou une poussée de la mandibule.

 Il s’agit d’une activité motrice répétitive et involontaire des muscles manducateurs, continue ou rythmique, avec ou sans contacts dentaires.

Le plus souvent, le bruxisme est inconscient.

L’étiologie est multifactorielle centrale et non périphérique, c’est-à-dire que cela ne vient pas des dents. Les lésions dentaires concernent 8% à 20% de la population souffrant de bruxisme.

Différents types de bruxismes 

  1. Bruxisme primaire = non associé à une cause médicale :
  • Bruxisme du sommeil
  • Bruxisme d’éveil
  1. Bruxisme secondaire = en lien avec une pathologie neurologique, des médicaments, de l’alcool, des facteurs psycho-sociaux et des comorbidités (apnée du sommeil, reflux gastro-œsophagien)

Facteurs de risque 

Les parafonctions orales (habitudes vicieuses) représentent le plus gros facteur de risque de bruxisme avec :

  • Les manies : succion des lèvres, de la langue, des joues, du pouce, les mordillements d’objet, de tétine
  • L’onychophagie : se ronger les ongles
  • Le tabagisme et/ou cigarette électronique
  • Les chewing-gum
  • Les grignotages…

Conséquences du bruxisme 

Les conséquences du bruxisme sont nombreuses et peuvent être locales ou à distance et avoir des répercussions sur la santé générale.

Conséquences dentaires (8 à 20% de la population) :

  • Usures des dents (pointes des dents limées)
  • Fractures ou fêlures des dents
  • Douleurs dans la bouche difficile à localiser
  • Mobilité dentaire (dents qui bougent)
  • Hypersensibilité dentinaire

Conséquences à distance :

  • Hypertonie et douleurs des muscles masticateurs, de la musculature du pourtour de la bouche et sous le menton (muscles hyoïdiens)
  • Douleurs articulaires de la mâchoire
  • Difficultés à ouvrir la bouche au réveil
  • Tensions et douleurs cervicales
  • Maux de tête au réveil
  • Céphalées de tension
  • Signes ORL : vertiges, acouphènes
  • Autres douleurs à distance

Conséquences sur la santé générale :

  • Sommeil : ronflements
  • Apnée obstructive du sommeil (AOS)
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO)

Comment fonctionnent les liens entre le bruxisme et le reste du corps ainsi que l’impact sur notre santé ?

  • Le stress et/ou un contexte émotionnel aurait tendance à nous faire serrer des dents. Cela sera observé majoritairement dans un stress chronique.
  • La respiration pendant le sommeil va être perturbée en autre par la position de la mâchoire et de la langue entrainant un rétrécissement des voies aériennes supérieures (VAS), et provoquer des ronflements ou des apnées obstructives du sommeil (AOS).

Une respiration nocturne par la bouche favorise le bruxisme, le rétrécissement des VAS et l’AOS (principe applicable avec les allergies où la respiration nasale est difficile).

La déglutition nocturne est plus fréquente chez les bruxomanes.

Un enfant qui ronfle et fait du bruxisme peut être atteint d’AOS surtout s’il présente de l’agitation, de la fatigue et des difficultés de concentration

Surveillance médicale !

  • Les reflux gastro-œsophagiens (RGO) : en cas de bruxisme, le nombre de déglutition est augmenté à cause de la production et de l’accumulation de salive dans la bouche et cela favorise l’acidité de l’estomac et des reflux pendant le sommeil.

Références :

Li Y, Fang M, Niu L, Fan Y, Liu Y, Long Y, et al (2019). Associations among gastroesophageal reflux disease, mental disorders, sleep and chronic temporomandibular disorder: a case–control study. CMAJ 2019 August 19;191:E909-15. doi: 10.1503/cmaj.181535.

 Miyawaki S. et al (2003) Association Between Nocturnal Bruxism and ROG. Sleep 2003;26(7):888-892 DOI: 10.1093/sleep/26.7.888

Le système nerveux autonome (SNA) peut entrainer une activité rythmique des muscles masticateurs et ainsi du bruxisme s’il y a dominance du système nerveux orthosympathique.

Le SNA est composé de 2 sous-systèmes :

  • Le système nerveux orthosympathique qui active le corps : « fuite ou combat »
  • Le système nerveux parasympathique qui ralentit le corps et favorise la détente : « repos et digestion »

Quelques questions et tests pour savoir si vous faites du bruxisme ?

Quelques astuces pour vous aider

Fiche d’évaluation du bruxisme : https://www.information-dentaire.fr/wp-content/uploads/2020/11/4-evaluation-bruxisme.pdf

Différentes questions à vous poser et qui intéresseront votre ostéopathe :

  • Pouvez-vous identifier le moment où cela a commencé ?
  • Grincez-vous des dents ?
  • Serrez-vous des dents dans la journée ?
  • Avez-vous des douleurs, tensions dans la mâchoire ? la tête ? le cou ? le dos ? au réveil ?
  • En avez-vous parlé à votre dentiste ? ostéopathe ? autre ?
  • Avez-vous eu des antécédents dentaires ? orthodontie ? extractions dentaires ? soins importants ? …
  • Comment respirez-vous ? par le nez ? par la bouche ? les 2 ?
  • Est-ce que vous ronflez ?
  • Souffrez-vous d’apnée du sommeil ?
  • Le sommeil est-il récupérateur ?
  • Avez-vous des difficultés à déglutir ?
  • Vous sentez-vous stressé ? à quelle intensité (de 0 à 10) ?
  • Pratiquez-vous une méthode pour relâcher le stress ou vous détendre ?
  1. Test de respiration 

Mettez-vous au repos, dans une position confortable dans laquelle  vous ne ressentez pas de tensions. Votre corps est relâché et vos yeux sont fermés.

Test 1 : la bouche est fermée, les dents ne sont pas en contact et la mâchoire est relâchée.

Respirez par le nez

Test 2 : la bouche est fermée, les dents sont en contact et sont serrées.

Respirez par le nez

Dans quel test la respiration a-t-elle été la plus facile ? dents serrées ou relâchées ?

Si la respiration est plus facile avec les dents serrées : forcez l’expiration

  • En position allongé sur le dos, confortable, bouche au repos, respiration par le nez (langue étalée contre le palais en arrière des dents), mains sur le ventre
  • Placez votre attention sur l’expiration
  • Prenez des respirations profondes et maximiser l’expiration, puis laisser le corps reprendre son inspiration naturelle : faire 3 ou 4 cycles des respirations avec expiration complète
  • La mâchoire se relâche naturellement

Lorsque vous vous rendez compte que vous serrez des dents la journée, lors de vos activités quotidienne, centrez-vous sur cette expiration profonde pour relâcher votre mâchoire. Cela permet également de diminuer la fréquence cardiaque lors d’un moment de stress.

  1. Position de sommeil

Éviter de dormir en décubitus dorsal (sur le dos) car cela favorise l’obstruction des voies aérienne supérieurs.

La position en décubitus latéral gauche (couché sur le côté gauche) améliore des reflux gastro-œsophagiens.

Possibilité d’utiliser les bandelettes nasales qui réduiraient les ronflements de 30%.

Éviter les écrans et téléphones pendant le sommeil.

  1. Gestion du stress
  • Éducation somatique = prise de conscience par le mouvement (Méthode Feldenkrais, gymnastique holistique, technique Alexander)
  • Technique de respiration (Qi Gong, Tai Chi, Yoga)
  • Méditations
  • Cohérence cardiaque
  • Hypnose
  • Sophrologie
  • Psychothérapie
  • Médecine traditionnelle chinoise
  1. Exercices
  • Respiration
  • Réapprentissage de la position mandibulaire (ostéopathie, kinésithérapie, orthophoniste, spécialiste dans l’éducation linguale)
  • Automassage
  • Etirement du cou : masser les 2 ATM et provoquer le bâillement (Brain Gym)

Référence : Denisson P. Denisson G. (1992) Brain Gym, Ed, Le Souffle d’or

Ostéopathie et prise en charge pluridisciplinaire 

Il est important d’effectuer un traitement ostéopathique pour tout antécédents de traumatismes mécaniques non traités et ayant des répercussions sur les os du crâne, des membranes intracrâniennes et rachidiennes (perturbation du système crânio-sacré = entre le sacrum et le sacrum) :

  • Naissance traumatique
  • Antécédent de Whiplash (coup du lapin)
  • Chutes importantes sur la tête, la face, le dos, le sacrum ou le coccyx
  • Traumatisme crânien

Cela concerne également les antécédents médico-chirurgicaux ayant des impacts sur le crâne :

  • Méningite
  • Intervention chirurgicale
  • Antécédent d’anesthésie de type péridurale
  • Ponction lombaire

Il est nécessaire d’équilibrer le système crânio-sacré en ostéopathie avant une intervention intra-buccale comme une gouttière de décompression ou plaque pour le bruxisme, sans quoi cela risque d’être inconfortable et peut engendrer des douleurs supplémentaires.

A contrario, si les conditions dentaires ne sont pas favorables, une consultation chez un dentiste ou chirurgien-dentiste au préalable sera nécessaire.

Quelques exemples :

  • Douleurs dentaires
  • Fêlures de l’émail des dents
  • Mobilité dentaire
  • Restauration dentaire défectueuse
  • Saignement
  • Malocclusion importante

Lors d’une consultation en ostéopathie pour du bruxisme, le thérapeute va effectuer des tests ostéopathiques généraux et posturaux, un examen extra-buccal (en se concentrant sur le crâne et la face, les cervicales, la loge viscérale du cou, les muscles du cou…), un examen intra-buccal (dents, langue, muscles masticateurs, palais…) et un examen fonctionnel de la déglutition et de la respiration.

Le rôle de l’ostéopathie dans la prise en charge du bruxisme est de travailler sur les blocages articulaires de la mâchoire par le biais de techniques extra et/ou intra-buccales, de redonner de la mobilité au crâne et au rachis cervical, de relâcher les tensions musculaires adjacentes et de travailler sur le système digestif qui peut être conséquence du bruxisme.

Chercher la cause du bruxisme pour un individu permettra une prise en charge adaptée et pluridisciplinaire convenable.

Qui consulter en premier ?

  1. Si une pathologie est associée ou présence d’une comorbidité : médecin
  2. Si les douleurs sont sévères : médecin ou chirurgien-dentiste (prescription)
  3. Ostéopathe
  4. Orthodontiste
  5. Mise en place d’orthèses / gouttières occlusales
  6. Chirurgie maxillo-faciale non invasive : injection de botox, technique d’injection Hartmann-Cucchi dans les muscles ptérygoïdiens, arthrocentèse pour laver l’articulation, injections intra-articulaires en cas d’arthrose
  7. Traitement de l’apnée obstructive du sommeil si elle est diagnostiquée : exercices, appareillage, opération de la mandibule

Pour les enfants :

  1. Ostéopathe pour les antécédents traumatiques
  2. Orthodontiste pour la mise en place d’un traitement orthodontique
  3. Kinésithérapeute spécialisé en éducation / apnée du sommeil
  4. Orthophoniste pour éducation de la fonction linguale

Références bibliographiques

Camoin A., Tardieu C., Blanchet I., Orthlieb J-D. (2017) Le bruxisme du sommeil chez l’enfant. Archives de Pédiatrie 2017 24(7):659-666. DOI:10.1016/j.arcped.2017.04.005

Gil H., Bergès-Bounes M., Courson F., Parafonctions : mieux les comprendre pour mieux les traiter. Orthod Fr 2021;92 :357-66

https://doi.org/10.1684/orthodfr.2021.50

Manfredini, Daniele, Ephraim Winocur, Luca Guarda-Nardini, Daniel Paesani, et Frank Lobbezoo. « Epidemiology of Bruxism in Adults: A Systematic Review of the Literature ». Journal of Orofacial Pain 27, no 2 (2013): 99-110. https://doi.org/10.11607/jop.921.

Monaco A. Cozzolino V. Cattaneo R. Cutilli T. Spadaro A. (2008) Osteopathic manipulative treatment (OMT) effects on mandibular kinetics: kinesiographic study Eur J Paediatr Dent. 2008 Mar;9(1):37-42. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18380529/

Sergueef N. (2018) Le B.A.-BA de l’ostéopathie crânienne. Principes et applications pratiques. 2018. Ed. Elsevier Masson

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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Entorse de cheville & Ostéopathie

Entorse de cheville & Ostéopathie

Définition

Schéma explicatif du mouvement de l'entorse externe de la cheville droite

Mécanisme de l’entorse

Une entorse est une lésion traumatique d’un ligament, qui est une structure fibreuse dense et élastique qui relie deux os au niveau d’une articulation. Les entorses surviennent le plus souvent au niveau des articulations des membres inférieurs, comme la cheville, le genou ou le pied, mais peuvent également affecter les membres supérieurs, comme le poignet ou l’épaule ou encore apparaitre au niveau du rachis cervical, créant l’entorse cervicales (notamment lors d’un accident de la voie publique).

 

Lors d’une entorse, le ligament subit une tension excessive ou une torsion, qui peut entraîner une déchirure partielle ou complète. Les entorses sont classées en trois grades, en fonction de la gravité de la lésion :

 

 

  • Grade 1 : étirement du ligament ou déchirures microscopiques de quelques fibres avec une douleur et une inflammation légère, mais une fonction articulaire normale. En général, la cheville est peu enflée.
  • Grade 2 : déchirure partielle du ligament provoquant une difficulté à marcher sur le pied voire une impossibilité. La cheville qui est enflée est généralement accompagnée d’une ecchymose importante. La douleur est modérée à sévère. La cheville peut être instable.
  • Grade 3 : déchirure complète d’un ou de deux ligaments, avec une douleur intense, une inflammation importante et une instabilité articulaire totale. La cheville est très enflée et l’ecchymose très importante. Le patient se plait d’une impotence fonctionnelle complète et la cheville présente une laxité très significative et anormale.
Schéma explicatif des différentes lésions ligamentaires de l'entorse de la cheville selon les 3 grades

Les 3 grades de l’entorse de cheville

Les entorses peuvent être causées par une torsion, une chute, un traumatisme direct ou une surcharge. Les symptômes courants comprennent la douleur, l’enflure, la raideur, l’ecchymose et une limitation de la mobilité articulaire.

A noter que les entorses de chevilles sont des entorses des faisceaux ligamentaires externes (on parle d’entorse de cheville externe) dans 90% des cas. Les entorses des faisceaux internes de la cheville ne représentant que 10% des entorses de cheville (on parle d’entorse de cheville interne).

Diagnostic d’opportunité & Ostéopathie

Les ostéopathes sont des « praticiens consultants de premiers rang à haute responsabilité ». Cela signifie que tout un chacun peut venir consulter un ostéopathe, sans ordonnance ou lettre d’adressage. Les patients peuvent donc venir consulter un ostéopathe en première intention. De plus, le terme « à haute responsabilité » signifie que l’ostéopathe est responsable (tant sur le plan civil que sur le plan pénal) de la totalité de sa prise en charge du patient.

Pour cela, avant de prendre en charge un patient qui se présenterait avec un motif de consultation à type d’entorse de cheville, l’ostéopathe doit poser un diagnostic d’opportunité. Le but étant de répondre à la question : L’ostéopathie est-elle indiquée dans la prise en charge du patient se trouvant devant nous ?

3 types de réponses peuvent être apportées en fonction de la présence de facteurs de risques et/ou de drapeau rouge.

  • Diagnostic d’opportunité positif absolu permettant une prendre en charge du patient sans restriction. Le patient ne comporte ni contre-indication ni drapeau rouge. (En général entorse de grade 1).
  • Diagnostic d’opportunité positif relatif permettant la prise en charge du patient soit partielle, soit avec contre-indications de certaines techniques ostéopathiques. Le patient ne comporte ni contre-indication ni drapeau rouge mais certains facteurs de risques comme la présence d’une ecchymose ou d’une instabilité de la cheville… (En général entorse de grade 2).
  • Diagnostic d’opportunité négatif  : aucune prise en charge possible en ostéopathie car présence d’un drapeau rouge (fracture, entorse de grade 3…).

Dans les cas de diagnostic d’opportunité négatif, votre ostéopathe vous réorientera vers la structure ou le professionnel de santé le plus adéquat à vous pendre en charge.

 

 

 

 

 

 

 

Comment l’ostéopathe réalise-t-il son diagnostic d’opportunité dans le cas d’une entorse de cheville ?

L’ostéopathe possède un bon nombre d’outil permettant la réalisation du diagnostic d’opportunité d’une entorse de cheville.

  1. L’anamnèse : qui correspond aux questions posées au patient (où ? comment ? depuis quand ? suite à quel évènement ? intensité de la douleur ? avez-vous entendu un craquement ?…).
  2. L’inspection : permet à l’ostéopathe d’évaluer la présence ou non d’une désaxation, d’un gonflement de la cheville, d’une ecchymose et de sa gravité…
  3. La palpation : point clé qui permettra de répondre ou pas aux critères d’Ottawa. En effet, pour poser son diagnostic d’opportunité, l’ostéopathe devra vérifier si votre entorse de cheville réponds à ces critères grâce à une palpation fine et adaptée. La réponse positive à l’un des critères d’Ottawa signifie un drapeau rouge pour l’ostéopathe : non prise en charge ostéopathique.

Les critères d’Ottawa

Les critères d’Ottawa sont des directives afin de déterminer si une radiographie est nécessaire pour diagnostiquer une fracture après une entorse. Les critères ont été développés à l’Université d’Ottawa en 1992 et sont basés sur la présence ou l’absence de certaines caractéristiques qui sont associées à une probabilité accrue de fracture. Les critères d’Ottawa pour les entorses de la cheville sont les suivants :

  1. Douleur osseuse à la palpation de la zone médiale ou latérale du bord postérieur de l’extrémité inférieure de la malléole.
  2. Douleur osseuse à la palpation de la base du 5e métatarsien.
  3. Incapacité de supporter un poids pendant quatre pas, soit immédiatement après le traumatisme soit lors de l’examen.
  4. Douleur à la palpation dans les 6 cm distaux de la malléole médiale.
  5. Douleur à la palpation dans les 6 cm distaux la de malléole latérale.
  6. Douleur à la palpation de l’os naviculaire (os scaphoïde du tarse).

 

 

 

 

 

Si le patient présente l’un des critères ci-dessus, une radiographie est recommandée pour exclure une fracture. Si aucun des critères n’est présent, une radiographie n’est généralement pas nécessaire. Les critères d’Ottawa peuvent aider à éviter les radiographies inutiles et ainsi réduire les frais de santé.

A noter que les critères d’Ottawa sont hautement sensibles pour les fractures de la cheville aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

Traitements

  1. Repos : Le premier traitement pour une entorse est de se reposer et de ne pas utiliser le membre affecté. Cela permet de réduire la douleur, l’inflammation et les risques de complications.
  2. Glace : L’application de glace (dans un linge afin de ne pas brûler la peau) peut réduire l’enflure et soulager la douleur. Il est recommandé d’appliquer de la glace pendant 15 à 20 minutes toutes les deux heures.
  3. Moyen de contention : L’utilisation d’un bandage de compression peut aider à réduire l’enflure et à soutenir l’articulation affectée. Cela peut être particulièrement utile pour les entorses légères à modérées.
  4. Élévation : Élever la partie affectée peut aider à réduire l’enflure.
  5. Médicaments : Les antalgiques peuvent être utilisés pour réduire la douleur. Cependant, il est important de suivre les instructions de votre médecin.
  6. Kinésithérapie : La kinésithérapie peut aider à renforcer les muscles et les ligaments autour de l’articulation affectée, ce qui peut aider à réduire le risque de blessures futures. Elle peut également aider à réduire la douleur et à améliorer la mobilité.
  7. Ostéopathie : Les ostéopathes peuvent utiliser des techniques manuelles pour aider à réduire la douleur, l’inflammation et à améliorer la circulation sanguine et lymphatique autour de l’articulation touchée. Ils peuvent également agir sur les entorses chroniques.

Il est important de noter que le traitement spécifique dépendra de la gravité de l’entorse et des symptômes individuels de chaque patient. Il est important de consulter un médecin ou un professionnel de la santé pour obtenir un diagnostic précis et un traitement approprié.

Ostéopathie mon amie

L’ostéopathie est une option de choix concernant le traitement des entorses de chevilles aigues comme chroniques. Votre ostéopathe utilisera des techniques manuelles douces et adaptées pour améliorer la circulation sanguine et lymphatique au sein du ligament lésé afin de réduire l’inflammation et ainsi soulager la douleur. Le but étant de rétablir une fonction articulaire normale par des manipulations articulaires précises. Votre ostéopathe pourra vous poser un strapping selon le grade et la localisation de votre entorse.

A la fin de la consultation, votre ostéopathe pourra vous conseiller des exercices spécifiques pour renforcer les muscles autour de la zone affectée et améliorer la souplesse de la zone endolorie (si votre état le permet). Des exercices de proprioception pourront vous être recommandés aussi si cela est nécessaire. Notez que la prise en charge ostéopathique vous permettra une récupération plus rapide, une diminution de la douleur et une amélioration de la mobilité.

Dans le cas des entorses aigues, l’ostéopathie vous apportera une récupération plus rapide tant dans la douleur que dans votre impotence fonctionnelle, évitant par la suite le risque de récidive et donc de séquelles.

Dans le cas d’entorses chroniques, votre ostéopathe s’attardera non seulement sur votre cheville mais aussi sur votre posture (et le reste de votre corps). En effet, une entorse, mal soignée ou chronique, va modifier avec le temps votre schéma postural. Il n’est pas rare que nous observions en cabinet bon nombre de patients se plaignant de douleur aux genoux (gonalgies), aux cervicales (cervicalgies), aux lombaires (lombalgies) suite à une entorse de cheville.

Pour une prise en charge adaptée et sécurisée des entorses, il est essentiel de consulter un ostéopathe formé et maîtrisant les critères d’Ottawa. Au cabinet d’ostéopathie du Thor, cette évaluation fait partie de la pratique de l’équipe.

📞 04-90-02-11-37
📅 Prise de rendez-vous en ligne : https://www.doctolib.fr/cabinet-osteopathie/le-thor/cabinet-de-guillaume-solaz

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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Tendinites, traitements, conseils et Ostéopathie

TENDINITES

Définitions anatomiques et physiologiques

Les tendons sont composés de tissus fibreux résistants qui relient les muscles aux os. Les tendinites sont des inflammations des tendons, souvent causées par des mouvements répétitifs (sur sollicitation) ou une surcharge de travail du tendon. (Les tendinites peuvent également être causées par une blessure ou une infection).

Au niveau anatomique, les tendinites peuvent se produire dans différentes parties du corps dont les plus courantes se trouvent au niveau des épaules, des coudes, des poignets, des hanches, des genoux et des chevilles. La tendinite se caractérise par une douleur au niveau du tendon concerné, souvent associée à une sensibilité ou à un gonflement. La douleur peut être plus intense lors des mouvements impliquant le tendon touché.

Au niveau physiologique, les tendinites sont causées par des microtraumatismes répétitifs sur les tendons. Ces microtraumatismes peuvent endommager les cellules tendineuses, déclenchant une réponse inflammatoire. Le corps tente alors de réparer les dommages en envoyant des cellules immunitaires et des protéines inflammatoires dans la zone touchée. Cependant, si le mouvement répétitif continue, l’inflammation peut persister et entraîner une dégénérescence du tendon.

Les tendinites peuvent être aiguës ou chroniques. Les tendinites aiguës surviennent soudainement, souvent à la suite d’une blessure ou d’un traumatisme. Les tendinites chroniques se développent progressivement, généralement en raison de mouvements répétitifs et excessifs. Les tendinites chroniques peuvent être plus difficiles à traiter que les tendinites aiguës. A noter que les tendinites chroniques peuvent évoluer vers la calcification du tendon en lui faisant perdre sa souplesse.

Symptômes de la tendinite ?

La tendinite peut se manifester par divers symptômes :

  • une douleur généralement progressive, au niveau du tendon du muscle touché.
  • un gonflement (œdème) de la zone atteinte du tendon.
  • une rougeur et une chaleur cutanée au niveau du tendon.

A noter que ces 3 premiers points forment le trépied sémiologique Rubor, Dolor, Calor traduisant une inflammation.

  • une difficulté dans les mouvements de la partie du corps concernée (lever le bras, bouger la main, monter des escaliers, fléchir son coude, marcher…) ;
  • des crépitations, des crissements ou des frottements lors du mouvement ou de la palpation.
  • une diminution des performances physiques induisant une fatigabilité.

 Diagnostic de la tendinite

Dans un premier temps, l’examen clinique effectué par votre médecin permet généralement de poser le diagnostic de tendinite. Si besoin, une imagerie (radiographie, échographie) de la zone concernée est utile afin de confirmer ou non ce diagnostic. A noter que face à une tendinite persistante malgré un traitement médical bien mené, une IRM peut être réalisée.

La tableau clinique de la tendinite comprends :

  • Étirements douloureux
  • Palpation douloureuse
  • Crépitations
  • Tuméfaction (œdèmes)
  • Tests excentriques douloureux

Les différentes tendinites

Au niveau du coude :

1 – Tennis Elbow ou Epicondylite

Il s’agit d’une douleur de la face latérale du coude liée à une tendinite d’insertion des muscles épicondyliens qui sont le 2ème radial et l’extenseur commun des doigts. Cette épicondylite survient essentiellement lors de la pratique du tennis et en particulier pour le geste du revers. Mais l’on peut retrouver cette tendinite lors de la pratique d’autres sports ou lors de séances mal adaptées de bricolage ou de jardinage. C’est la célèbre tendinite du tennisman.

 

 

2 – Golf Elbow ou Epitrochléite

Il s’agit d’une douleur du coude mais cette fois-ci située à la face interne ou médiane du coude, réveillée essentiellement par des mouvements de flexion du poignet et d’hyper-extension du coude. L’épitrochléite traditionnelle est celle du lanceur, mais tout geste « d’armer » non contrôlé peut provoquer une épitrochléite. C’est la célèbre tendinite du golfeur.

Au niveau du genou :

3 – Tendinite de la patte d’oie

Il s’agit d’une douleur au niveau de la face interne du genou située en dessous du point d’angle postéro-interne, appelé également PAPI. Le PAPI est épaississement de tissu fibrocartilagineux de la partie postéro-interne de l’articulation du genou. Il est formé par l’expansion du semi membraneux, du ligament poplité oblique, des muscles de la patte d’oie (sartorius, gracile, semi-tendineux), de la coque condylienne interne, de la corne postérieure du ménisque interne et du ligament collatéral tibial. Cette tendinite peut provenir lors de la pratique de l’athlétisme, de la course à pied, football, danse ou encore le cyclisme. A noter qu’une laxité au niveau du genou rend plus propice la survenue d’une tendinite de la patte d’oie.

4 – Tendinite du fascia-lata ou syndrome de l’essuie-glace

Il s’agit d’une tendinite du compartiment latéral externe du genou, située près du point d’angle postéro-externe PAPE. Le PAPE est constitué de la coque condylienne externe, du muscle poplité, du biceps fémoral, du ligament collatéral fibulaire, du tractus ilio-tibial, du ligament poplité arqué et de la corne postérieure du ménisque externe. Cette douleur s’étend également au niveau du condyle fémoral. Il s’agit souvent de tendinite du coureur à pied ou du cycliste.

5 – Tendinite du Quadriceps

Douleur située au-dessus de la rotule, opposée donc au tendon rotulien, le plus souvent avec une connotation latérale interne ou externe, réveillée par la flexion forcée ou répétée du genou, réveillée également par une manœuvre rotulienne contre résistance. Le diagnostic avec le syndrome fémoro-patellaire reste quelquefois difficile.

6 – Tendinite du tendon rotulien

Douleur située à l’insertion du tendon rotulien sous la rotule et en avant de la tubérosité tibiale antérieure. Cette tendinite survient en grande majorité dans les sports d’appuis-réceptions, tels que le football, le handball, le basket-ball ou encore le volley-ball. (attention à ne pas confondre chez les jeunes adolescents avec la maladie d’Osgood Schlatter)

 

 

 

Au niveau du poignet

7 – Tendinite de De Quervain

Douleur du bord latéral de l’extrémité inférieure du radius, provoquée par des mouvements d’inclinaison du poignet. Cette tendinite du pouce irradiante au niveau du poignet est retrouvée dans des sports de raquette ou chez les sportifs pratiquant la musculation avec des poids sans verrouiller le poignet. On peut la retrouver également chez les cavaliers et chez certains motards.

 

Au niveau du pied ou de la cheville

8 – Tendinite des muscles fibulaires latéraux ou muscles péroniers latéraux

Il s’agit d’une douleur sous-malléolaire externe qui peut ressembler à une douleur d’entorse bénigne du ligament latéral externe. On retrouve une douleur à l’éversion (porter la face plantaire en latéral – vers l’extérieur- , en soulevant le bord latéral du pied) contrariée du pied ainsi qu’une tuméfaction de la gaine des tendons. Cette tendinopathie peut être réveillée par un couple chaussure/pied mal adapté. Un trouble de la statique plantaire occasionne également ce type de douleur.

9 – Tendinite du tendon d’Achille

Très fréquente lors de la pratique du jogging. Douleur de la partie postérieure du pied au-dessus du talon et vers le mollet. La palpation détermine une zone douloureuse et la présence d’un nodule. De nombreux sports sont en cause, mais peut aussi être en lien avec un rhumatisme inflammatoire chronique. A noter la possibilité de rupture des lésions chroniques (le tendon d’Achille étant un tendon mal vascularisé et donc susceptible de mal se regénérer).

 

 

10 – Tendinite du muscle tibial postérieur ou jambier postérieur

Douleur antéro-interne du pied, lors de la marche ou de la course. Cette douleur se réveille par la contraction du muscle jambier postérieur contre résistance et la mise en valgus (vers l’extérieur) du talon. Ces douleurs sont retrouvées chez les marcheurs ou les sauteurs, également en raison d’un couple pied/chaussure mal adapté.

 

Au niveau de l’épaule :

11 – Tendinites de la coiffe des rotateurs

Tendinites très fréquentes (environ 15% de la population en souffrira au cours de sa vie). Il s’agit d’une douleur ou de plusieurs douleurs concernant un ou plusieurs muscles de la coiffe des rotateurs. La coiffe des rotateurs étant constituées par les muscles supra-épineux, infra-épineux, petit rond et sous-scapulaire. Ces tendinites peuvent irradier à la fois dans l’ensemble du bras mais également vers le cou. Le diagnostic différentiel avec la NCB (névralgie cervico-brachiale) doit être posé.

 

12 – Tendinite du muscle long biceps brachial

Cette tendinite, située plus en avant que celle de la coiffe des rotateurs est une douleur de la face antérieure de l’épaule et du bras. Elle est provoquée par des mouvements de flexion du coude contre résistance. Le port de charge devient souvent pénible voire impossible devant une tendinite du long biceps.

Au niveau du bassin :

13 – Tendinite du grand Trochanter

Il s’agit d’une inflammation des tendons qui s’insèrent sur le grand trochanter du fémur, avec atteinte des bourses séreuses suite à une hyper sollicitation articulaire. Elle apparait surtout lors de la pratique du jogging ou de la marche rapide. La course en relief vallonnée ou changement de travail transitionnel chez le triathlète passant de la natation au vélo à la course à pied peut provoquer cette tendinite de hanche.

 

14 – Tendinite des Adducteurs ou Pubalgie

En lien avec une mise en tension de la symphyse pubienne et un dysfonctionnement musculaire. C’est la tendinopathie fréquente du footballeur mais aussi des sportifs mal préparés.

 

 

Traitements

  1. Repos et diminution des activités qui provoquent la douleur
  2. Application de glace sur le tendon pour réduire l’inflammation
  3. Prise de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour réduire l’inflammation et d’antalgique pour diminuer la douleur
  4. Utilisation de compresses chaudes sur les muscles pour diminuer la tension musculaire
  5. Étirements et exercices de renforcement musculaire pour réduire les tensions sur le tendon
  6. Ostéopathie
  7. Kinésithérapie
  8. Podologue (semelles)
  9. Infiltrations de corticostéroïdes
  10. Thérapie par ondes de choc
  11. Thérapie au laser
  12. Chirurgie dans les cas graves et résistants aux traitements conservateurs

Ostéopathie mon amie

L’ostéopathie est une option de choix concernant le traitement des tendinites. Votre ostéopathe utilisera des techniques manuelles pour améliorer la circulation sanguine et lymphatique au sein du tendon afin de réduire l’inflammation et ainsi soulager la douleur. Le but étant de rétablir une fonction articulaire normale par des manipulations articulaires précises. Votre ostéopathe pourra vous poser un strapping selon le degré et la localisation de votre tendinite. A la fin de la consultation, il vous sera recommandé par votre ostéopathe d’effectuer des exercices spécifiques pour renforcer les muscles autour de la zone affectée et améliorer la souplesse de la zone endolorie (si votre état le permet). La prise en charge ostéopathique vous permettra une récupération plus rapide, une diminution de la douleur et une amélioration de la mobilité. Cependant, il est important de consulter un ostéopathe qualifié dans la prise en charge des tendinites.

Quelques conseils

  1. Évitez les activités qui peuvent aggraver les douleurs et les symptômes de la tendinite.
  2. Utilisez de la glace pour réduire la douleur et l’inflammation.
  3. Étirez régulièrement les muscles et les tendons, en particulier avant et après une activité physique.
  4. Utilisez des chaussures et des équipements adaptés à vos activités.
  5. Si vous êtes en surpoids, essayez de perdre du poids pour réduire la pression sur les tendons.
  6. Consommez une alimentation saine et équilibrée riche en nutriments pour aider à réduire l’inflammation.
  7. Évitez les positions assises prolongées ou les positions qui placent une pression sur la zone touchée.
  8. Reposez vous suffisamment afin de permettre à votre corps une meilleure récupération.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Angélique ILLMANN (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Lucas GIL (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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