Rentrée scolaire et ostéopathie : pourquoi consulter avant et après la reprise au Thor ?

Rentrée scolaire et ostéopathie : pourquoi consulter avant et après la reprise au Thor ?

La rentrée scolaire marque un changement important dans le quotidien des enfants, des adolescents et de leurs parents. Après plusieurs semaines de vacances, il faut retrouver des horaires réguliers, porter un cartable, rester assis en classe, reprendre le sport et parfois passer davantage de temps devant les écrans.

Ces changements sont normaux. Le corps possède de grandes capacités d’adaptation. Pourtant, cette transition peut parfois faire apparaître une fatigue inhabituelle, des tensions, une gêne dans le dos, une raideur de la nuque ou des douleurs après la reprise du sport.

Dans ce contexte, une consultation chez un ostéopathe peut être envisagée avant la rentrée pour préparer cette période de transition, ou quelques semaines après afin d’observer comment le corps s’est adapté.

Cette consultation n’est ni obligatoire ni systématique. Elle ne remplace pas le suivi médical de l’enfant. Elle peut néanmoins offrir un temps d’écoute, d’observation et de prévention, notamment lorsqu’un inconfort est déjà présent ou que l’enfant reprend une activité physique soutenue.

Pourquoi la rentrée peut-elle perturber l’équilibre du corps ?

Pendant les vacances, les habitudes changent souvent. Les enfants se couchent plus tard, se lèvent à des horaires variables et alternent davantage les activités. Certains bougent beaucoup. D’autres passent davantage de temps devant la télévision, une tablette, une console ou un téléphone.

À la rentrée, la transition peut être rapide :

  • le réveil sonne plus tôt
  • les périodes assises deviennent plus longues
  • le cartable réapparaît
  • les devoirs augmentent le temps passé à un bureau
  • les trajets quotidiens reprennent
  • les activités sportives redémarrent
  • le stress lié à une nouvelle classe peut se manifester.

Pris séparément, chacun de ces changements est généralement bien toléré. Leur accumulation peut toutefois demander un temps d’adaptation.

Le corps de l’enfant est en croissance. Sa taille, sa musculature, ses appuis et sa coordination évoluent. Une installation qui était confortable quelques mois plus tôt peut ne plus être adaptée. Le bureau peut être devenu trop bas. Les bretelles du sac peuvent être mal réglées. Les chaussures de sport de l’année précédente peuvent être trop petites.

Préparer la rentrée ne consiste donc pas à rechercher une posture parfaite. Il s’agit plutôt de créer des conditions favorables au mouvement, au repos et à une adaptation progressive.

Le cartable : un élément à surveiller

Le poids du cartable revient souvent dans les préoccupations des parents. Il n’est pas, à lui seul, responsable de tous les maux de dos. Il peut toutefois augmenter l’inconfort lorsqu’il est trop lourd, mal réglé ou porté sur une seule épaule.

Le ministère de l’Éducation nationale recommande un cartable adapté à l’âge et à la morphologie de l’élève, facile à manipuler et dont le poids ne dépasse pas environ 10 % de celui de l’enfant.

Quelques habitudes simples peuvent faire la différence :

  • vérifier le contenu du sac chaque soir
  • retirer les livres et cahiers inutiles
  • placer les objets les plus lourds près du dos
  • régler les deux bretelles à la même hauteur
  • porter le sac sur les deux épaules
  • choisir un cartable proportionné à la taille de l’enfant.

Un sac porté très bas peut tirer les épaules vers l’arrière. À l’inverse, des bretelles excessivement serrées peuvent créer une gêne au niveau du cou et des épaules. Le réglage doit rester confortable et permettre à l’enfant de marcher normalement.

Si le cartable reste trop lourd malgré le tri, il peut être utile d’en parler avec l’établissement scolaire afin d’identifier des solutions d’organisation.

Les longues périodes assises et le travail sur écran

Enfant assise à son bureau pour travailler avant la rentrée scolaireLa position assise n’est pas dangereuse en elle-même. Ce qui devient moins confortable, c’est de rester longtemps dans la même position sans bouger.

À l’école comme à la maison, l’enfant change naturellement de posture. Il se penche, se redresse, croise les jambes ou s’appuie sur un coude. Ces mouvements ne doivent pas être systématiquement corrigés. Il est souvent plus utile de favoriser des changements réguliers de position.

À la maison, quelques réglages simples peuvent améliorer le confort :

  • les pieds doivent pouvoir reposer au sol ou sur un support
  • l’écran doit être placé face à l’enfant
  • les avant-bras peuvent reposer sur le bureau
  • le matériel fréquemment utilisé doit rester facilement accessible
  • de courtes pauses actives doivent être proposées.

Les écrans peuvent favoriser la sédentarité et certaines positions maintenues. Une utilisation prolongée peut aussi s’accompagner de douleurs de la nuque, des épaules, du dos, des poignets ou des mains.

L’objectif n’est pas d’imposer une immobilité rigide devant le bureau. Il est préférable d’alterner les positions et de se lever régulièrement : boire un verre d’eau, marcher quelques minutes ou préparer les affaires du lendemain.

Le sommeil : la première préparation à la rentrée

Enfant lisant un livre dans son lit avant de dormirLe sommeil joue un rôle essentiel dans l’attention, l’humeur, la récupération et les apprentissages. Un enfant fatigué peut être plus irritable, moins concentré et moins disponible pour bouger.

La reprise des horaires scolaires est souvent plus facile lorsque le rythme est réinstallé progressivement. Quelques jours avant la rentrée, l’heure du coucher et celle du réveil peuvent être avancées par étapes plutôt que modifiées brutalement la veille.

Les recommandations officielles insistent notamment sur la régularité des horaires. Chez les adolescents, le décalage entre les nuits de semaine et celles du week-end peut entretenir une sensation de fatigue. L’arrêt des écrans au moins une heure avant le coucher favorise également de meilleures conditions d’endormissement.

Une routine simple peut suffire :

  • ralentir le rythme en fin de journée
  • préparer le cartable avant le coucher
  • tamiser progressivement la lumière
  • éviter les écrans dans la chambre
  • conserver des horaires aussi réguliers que possible.

Une consultation ostéopathique ne traite pas un manque de sommeil et ne remplace pas l’évaluation d’un trouble du sommeil. Elle peut en revanche être l’occasion d’échanger sur les habitudes quotidiennes qui influencent la récupération globale.

Pourquoi consulter un ostéopathe avant la rentrée scolaire ?

Une consultation avant la rentrée peut être pertinente lorsque l’enfant présente déjà une gêne ou lorsqu’un changement important est prévu.

Cela peut notamment concerner :

  • un enfant qui s’est plaint du dos pendant les vacances
  • une chute récente sans gravité mais suivie d’un inconfort persistant
  • une reprise sportive intensive
  • un changement de matériel sportif
  • une croissance rapide
  • des tensions après de longs trajets
  • une gêne liée à la position assise
  • des antécédents de douleurs articulaires ou musculaires.

L’objectif n’est pas de rechercher systématiquement un « blocage ». L’ostéopathe commence par interroger l’enfant et ses parents sur son état général, ses activités, ses antécédents et les circonstances d’apparition des gênes éventuelles.

Il observe ensuite sa mobilité et la manière dont il réalise certains mouvements simples. Lorsqu’une prise en charge ostéopathique est indiquée, les techniques sont choisies en fonction de l’âge, de la morphologie et du confort de l’enfant.

La réglementation française précise que l’ostéopathie intervient dans le cadre des troubles fonctionnels. Les situations qui relèvent d’une pathologie médicale, chirurgicale ou médicamenteuse doivent être orientées vers les professionnels compétents.

Cette consultation peut également permettre de donner des conseils généraux concernant le cartable, le bureau, les pauses actives ou la reprise progressive du sport.

Préparer la reprise des activités sportives

La rentrée correspond souvent au retour au football, au rugby, à la danse, au tennis, à la gymnastique, à l’athlétisme ou aux sports de combat.

Après une interruption, le corps doit retrouver progressivement ses capacités. Vouloir reprendre immédiatement au même niveau qu’avant les vacances peut favoriser les courbatures, la fatigue et les douleurs liées à une augmentation trop rapide de l’effort.

L’activité physique reste essentielle. Pour les enfants et les adolescents, les recommandations françaises encouragent en moyenne au moins une heure quotidienne d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, intégrée dans des activités variées et adaptées à l’âge.

La reprise doit toutefois respecter quelques principes :

  • augmenter progressivement l’intensité
  • prévoir un échauffement adapté
  • boire régulièrement
  • utiliser du matériel à la bonne taille
  • respecter les périodes de récupération
  • signaler une douleur persistante à l’encadrant et aux parents.

Une douleur n’est pas toujours synonyme de blessure grave. Elle constitue néanmoins une information à écouter. Un enfant qui modifie sa course, évite un appui ou refuse certains mouvements mérite une attention particulière.

Pourquoi consulter quelques semaines après la rentrée ?

Guillaume Solaz, ostéopathe au Thor, échange avec une jeune patiente dans son cabinetUne consultation avant la rentrée permet d’anticiper. Une consultation après la reprise permet d’observer l’adaptation réelle.

Les premières semaines constituent une période de test. L’enfant retrouve son rythme scolaire, recommence à porter son sac et reprend ses entraînements. C’est parfois à ce moment-là que certaines gênes apparaissent.

Il peut être utile de demander un avis lorsque l’enfant se plaint régulièrement :

  • du bas du dos
  • de la nuque ou des épaules
  • de maux de tête associés à des tensions cervicales
  • des genoux, des chevilles ou des talons après le sport
  • d’un inconfort lorsqu’il reste assis
  • d’une fatigue musculaire inhabituelle
  • d’une raideur au réveil ou après les cours.

La consultation permet alors de replacer la gêne dans son contexte. Depuis quand est-elle présente ? Se manifeste-t-elle à l’école, au sport ou au repos ? Le matériel a-t-il changé ? L’enfant a-t-il grandi ? Son sommeil est-il suffisant ? A-t-il subi une chute ?

Ces questions sont aussi importantes que l’examen manuel. Elles évitent de réduire toutes les douleurs à une seule cause posturale.

Faut-il attendre que l’enfant ait mal ?

Il n’est pas nécessaire d’attendre une douleur importante pour demander conseil. À l’inverse, il n’est pas indispensable de programmer une consultation préventive pour chaque rentrée si l’enfant va bien.

La décision dépend de son histoire, de ses activités et de l’existence éventuelle d’un inconfort.

Un bilan peut avoir du sens lorsqu’un enfant a connu des douleurs récurrentes, reprend un sport exigeant ou traverse une phase de croissance accompagnée de gênes fonctionnelles. Pour un enfant en bonne santé, actif et sans plainte, les priorités restent un sommeil suffisant, une activité physique régulière, un cartable raisonnablement chargé et des pauses fréquentes.

L’ostéopathie s’inscrit donc dans une démarche globale. Elle ne remplace ni l’activité physique, ni les bonnes habitudes quotidiennes, ni le suivi assuré par le médecin traitant ou le pédiatre.

La rentrée concerne également les parents

La rentrée scolaire modifie aussi le rythme des adultes. Les horaires deviennent plus serrés. Les trajets reprennent. Les soirées se remplissent avec les devoirs, les repas, les activités et l’organisation familiale.

Cette période peut favoriser une augmentation du stress et une diminution du temps consacré au mouvement. Les parents peuvent alors ressentir davantage de tensions dans le dos, la nuque ou les épaules.

Préparer la rentrée familiale passe aussi par quelques mesures simples :

  • organiser les affaires la veille
  • répartir les tâches
  • prévoir des temps sans écran
  • reprendre une activité physique progressivement
  • conserver un temps de récupération
  • éviter de porter systématiquement le cartable de l’enfant sur une seule épaule.

Une consultation peut être envisagée lorsqu’un adulte ressent une gêne fonctionnelle ou des tensions persistantes. Là encore, l’objectif est d’accompagner le confort et la mobilité sans promettre de résultat systématique.

Quand faut-il consulter un médecin en priorité ?

L’ostéopathe ne pose pas de diagnostic médical et ne doit pas retarder une prise en charge médicale nécessaire.

Un avis médical est prioritaire lorsque la douleur :

  • apparaît après un traumatisme important
  • est intense ou s’aggrave rapidement
  • réveille l’enfant plusieurs nuits
  • s’accompagne de fièvre ou d’un état général inhabituel
  • provoque une boiterie
  • empêche de prendre appui sur un membre
  • s’accompagne d’une perte de force ou de sensibilité
  • entraîne une difficulté respiratoire
  • persiste sans amélioration
  • modifie nettement les activités habituelles de l’enfant.

Une boiterie associée à de la fièvre nécessite notamment une évaluation médicale urgente. Une douleur du dos accompagnée de fièvre, d’une fatigue importante ou de réveils nocturnes répétés doit également conduire à consulter rapidement.

En cas de doute, il est préférable de solliciter le médecin traitant, le pédiatre ou les services d’urgence selon l’intensité des symptômes.

FAQ : rentrée scolaire et ostéopathie

1 – À quel moment prendre rendez-vous avant la rentrée ?

Une consultation peut être programmée dans les jours ou les semaines qui précèdent la reprise. Il n’existe pas de date idéale. Le rendez-vous doit surtout correspondre aux besoins de l’enfant, notamment en cas d’inconfort, de chute récente ou de reprise sportive importante.

2 – Peut-on consulter même si la rentrée a déjà eu lieu ?

Oui. Les semaines qui suivent la reprise permettent d’observer comment l’enfant s’adapte au cartable, à la position assise et au sport. Une consultation peut être envisagée lorsqu’une gêne apparaît ou persiste.

3 – L’ostéopathie peut-elle éviter toutes les douleurs de dos ?

Non. Aucun professionnel ne peut garantir l’absence de douleur. L’ostéopathie peut participer à une démarche de prévention et de confort, mais elle ne remplace pas l’activité physique, le sommeil, l’ergonomie ni le suivi médical.

4 – Quel poids le cartable ne devrait-il pas dépasser ?

Le ministère de l’Éducation nationale conseille que le cartable ne dépasse pas environ 10 % du poids de l’enfant. Ce repère doit être associé à un sac adapté, bien réglé et porté sur les deux épaules.

5 – Combien de séances faut-il prévoir ?

Il n’existe pas de nombre de séances valable pour tous. La prise en charge dépend du motif, de l’examen réalisé et de l’évolution de la gêne. Une multiplication systématique des rendez-vous sans réévaluation n’est pas justifiée.

6 – Mon enfant peut-il faire du sport après la consultation ?

Cela dépend du motif de consultation, de son état et de l’intensité de l’activité prévue. L’ostéopathe donnera des recommandations générales adaptées à la situation observée. En cas de blessure ou de doute médical, l’avis du médecin reste prioritaire.

7 – L’ostéopathe peut-il traiter une scoliose ?

L’ostéopathie ne corrige pas une scoliose structurelle et ne remplace pas son suivi médical. Elle peut éventuellement accompagner certaines gênes fonctionnelles associées, dans le respect des recommandations du médecin et des autres professionnels impliqués.


Vous souhaitez bien préparer la rentrée ?

L’ostéopathie peut compléter cette démarche lorsqu’un inconfort est présent ou que le corps rencontre des difficultés à s’adapter aux nouvelles contraintes. Une consultation avant la reprise permet d’anticiper certaines gênes. Un rendez-vous après quelques semaines permet d’évaluer l’adaptation réelle.

Au Cabinet d’Ostéopathie de Guillaume SOLAZ et son équipe au Thor, chaque consultation commence par un échange attentif. La prise en charge est adaptée à l’âge, aux antécédents et au motif de consultation, sans promesse de résultat et dans le respect du champ de compétence de l’ostéopathe.

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Cabinet d’Ostéopathie — Guillaume Solaz & son équipe

48 Cours Victor Hugo

84250 Le Thor (Vaucluse)

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Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Entorse de cheville & Ostéopathie

Entorse de cheville & Ostéopathie

Définition

Schéma explicatif du mouvement de l'entorse externe de la cheville droite

Mécanisme de l’entorse

Une entorse est une lésion traumatique d’un ligament, qui est une structure fibreuse dense et élastique qui relie deux os au niveau d’une articulation. Les entorses surviennent le plus souvent au niveau des articulations des membres inférieurs, comme la cheville, le genou ou le pied, mais peuvent également affecter les membres supérieurs, comme le poignet ou l’épaule ou encore apparaitre au niveau du rachis cervical, créant l’entorse cervicales (notamment lors d’un accident de la voie publique).

 

Lors d’une entorse, le ligament subit une tension excessive ou une torsion, qui peut entraîner une déchirure partielle ou complète. Les entorses sont classées en trois grades, en fonction de la gravité de la lésion :

 

 

  • Grade 1 : étirement du ligament ou déchirures microscopiques de quelques fibres avec une douleur et une inflammation légère, mais une fonction articulaire normale. En général, la cheville est peu enflée.
  • Grade 2 : déchirure partielle du ligament provoquant une difficulté à marcher sur le pied voire une impossibilité. La cheville qui est enflée est généralement accompagnée d’une ecchymose importante. La douleur est modérée à sévère. La cheville peut être instable.
  • Grade 3 : déchirure complète d’un ou de deux ligaments, avec une douleur intense, une inflammation importante et une instabilité articulaire totale. La cheville est très enflée et l’ecchymose très importante. Le patient se plait d’une impotence fonctionnelle complète et la cheville présente une laxité très significative et anormale.
Schéma explicatif des différentes lésions ligamentaires de l'entorse de la cheville selon les 3 grades

Les 3 grades de l’entorse de cheville

Les entorses peuvent être causées par une torsion, une chute, un traumatisme direct ou une surcharge. Les symptômes courants comprennent la douleur, l’enflure, la raideur, l’ecchymose et une limitation de la mobilité articulaire.

A noter que les entorses de chevilles sont des entorses des faisceaux ligamentaires externes (on parle d’entorse de cheville externe) dans 90% des cas. Les entorses des faisceaux internes de la cheville ne représentant que 10% des entorses de cheville (on parle d’entorse de cheville interne).

Diagnostic d’opportunité & Ostéopathie

Les ostéopathes sont des « praticiens consultants de premiers rang à haute responsabilité ». Cela signifie que tout un chacun peut venir consulter un ostéopathe, sans ordonnance ou lettre d’adressage. Les patients peuvent donc venir consulter un ostéopathe en première intention. De plus, le terme « à haute responsabilité » signifie que l’ostéopathe est responsable (tant sur le plan civil que sur le plan pénal) de la totalité de sa prise en charge du patient.

Pour cela, avant de prendre en charge un patient qui se présenterait avec un motif de consultation à type d’entorse de cheville, l’ostéopathe doit poser un diagnostic d’opportunité. Le but étant de répondre à la question : L’ostéopathie est-elle indiquée dans la prise en charge du patient se trouvant devant nous ?

3 types de réponses peuvent être apportées en fonction de la présence de facteurs de risques et/ou de drapeau rouge.

  • Diagnostic d’opportunité positif absolu permettant une prendre en charge du patient sans restriction. Le patient ne comporte ni contre-indication ni drapeau rouge. (En général entorse de grade 1).
  • Diagnostic d’opportunité positif relatif permettant la prise en charge du patient soit partielle, soit avec contre-indications de certaines techniques ostéopathiques. Le patient ne comporte ni contre-indication ni drapeau rouge mais certains facteurs de risques comme la présence d’une ecchymose ou d’une instabilité de la cheville… (En général entorse de grade 2).
  • Diagnostic d’opportunité négatif  : aucune prise en charge possible en ostéopathie car présence d’un drapeau rouge (fracture, entorse de grade 3…).

Dans les cas de diagnostic d’opportunité négatif, votre ostéopathe vous réorientera vers la structure ou le professionnel de santé le plus adéquat à vous pendre en charge.

 

 

 

 

 

 

 

Comment l’ostéopathe réalise-t-il son diagnostic d’opportunité dans le cas d’une entorse de cheville ?

L’ostéopathe possède un bon nombre d’outil permettant la réalisation du diagnostic d’opportunité d’une entorse de cheville.

  1. L’anamnèse : qui correspond aux questions posées au patient (où ? comment ? depuis quand ? suite à quel évènement ? intensité de la douleur ? avez-vous entendu un craquement ?…).
  2. L’inspection : permet à l’ostéopathe d’évaluer la présence ou non d’une désaxation, d’un gonflement de la cheville, d’une ecchymose et de sa gravité…
  3. La palpation : point clé qui permettra de répondre ou pas aux critères d’Ottawa. En effet, pour poser son diagnostic d’opportunité, l’ostéopathe devra vérifier si votre entorse de cheville réponds à ces critères grâce à une palpation fine et adaptée. La réponse positive à l’un des critères d’Ottawa signifie un drapeau rouge pour l’ostéopathe : non prise en charge ostéopathique.

Les critères d’Ottawa

Les critères d’Ottawa sont des directives afin de déterminer si une radiographie est nécessaire pour diagnostiquer une fracture après une entorse. Les critères ont été développés à l’Université d’Ottawa en 1992 et sont basés sur la présence ou l’absence de certaines caractéristiques qui sont associées à une probabilité accrue de fracture. Les critères d’Ottawa pour les entorses de la cheville sont les suivants :

  1. Douleur osseuse à la palpation de la zone médiale ou latérale du bord postérieur de l’extrémité inférieure de la malléole.
  2. Douleur osseuse à la palpation de la base du 5e métatarsien.
  3. Incapacité de supporter un poids pendant quatre pas, soit immédiatement après le traumatisme soit lors de l’examen.
  4. Douleur à la palpation dans les 6 cm distaux de la malléole médiale.
  5. Douleur à la palpation dans les 6 cm distaux la de malléole latérale.
  6. Douleur à la palpation de l’os naviculaire (os scaphoïde du tarse).

 

 

 

 

 

Si le patient présente l’un des critères ci-dessus, une radiographie est recommandée pour exclure une fracture. Si aucun des critères n’est présent, une radiographie n’est généralement pas nécessaire. Les critères d’Ottawa peuvent aider à éviter les radiographies inutiles et ainsi réduire les frais de santé.

A noter que les critères d’Ottawa sont hautement sensibles pour les fractures de la cheville aussi bien chez les enfants que chez les adultes.

Traitements

  1. Repos : Le premier traitement pour une entorse est de se reposer et de ne pas utiliser le membre affecté. Cela permet de réduire la douleur, l’inflammation et les risques de complications.
  2. Glace : L’application de glace (dans un linge afin de ne pas brûler la peau) peut réduire l’enflure et soulager la douleur. Il est recommandé d’appliquer de la glace pendant 15 à 20 minutes toutes les deux heures.
  3. Moyen de contention : L’utilisation d’un bandage de compression peut aider à réduire l’enflure et à soutenir l’articulation affectée. Cela peut être particulièrement utile pour les entorses légères à modérées.
  4. Élévation : Élever la partie affectée peut aider à réduire l’enflure.
  5. Médicaments : Les antalgiques peuvent être utilisés pour réduire la douleur. Cependant, il est important de suivre les instructions de votre médecin.
  6. Kinésithérapie : La kinésithérapie peut aider à renforcer les muscles et les ligaments autour de l’articulation affectée, ce qui peut aider à réduire le risque de blessures futures. Elle peut également aider à réduire la douleur et à améliorer la mobilité.
  7. Ostéopathie : Les ostéopathes peuvent utiliser des techniques manuelles pour aider à réduire la douleur, l’inflammation et à améliorer la circulation sanguine et lymphatique autour de l’articulation touchée. Ils peuvent également agir sur les entorses chroniques.

Il est important de noter que le traitement spécifique dépendra de la gravité de l’entorse et des symptômes individuels de chaque patient. Il est important de consulter un médecin ou un professionnel de la santé pour obtenir un diagnostic précis et un traitement approprié.

Ostéopathie mon amie

L’ostéopathie est une option de choix concernant le traitement des entorses de chevilles aigues comme chroniques. Votre ostéopathe utilisera des techniques manuelles douces et adaptées pour améliorer la circulation sanguine et lymphatique au sein du ligament lésé afin de réduire l’inflammation et ainsi soulager la douleur. Le but étant de rétablir une fonction articulaire normale par des manipulations articulaires précises. Votre ostéopathe pourra vous poser un strapping selon le grade et la localisation de votre entorse.

A la fin de la consultation, votre ostéopathe pourra vous conseiller des exercices spécifiques pour renforcer les muscles autour de la zone affectée et améliorer la souplesse de la zone endolorie (si votre état le permet). Des exercices de proprioception pourront vous être recommandés aussi si cela est nécessaire. Notez que la prise en charge ostéopathique vous permettra une récupération plus rapide, une diminution de la douleur et une amélioration de la mobilité.

Dans le cas des entorses aigues, l’ostéopathie vous apportera une récupération plus rapide tant dans la douleur que dans votre impotence fonctionnelle, évitant par la suite le risque de récidive et donc de séquelles.

Dans le cas d’entorses chroniques, votre ostéopathe s’attardera non seulement sur votre cheville mais aussi sur votre posture (et le reste de votre corps). En effet, une entorse, mal soignée ou chronique, va modifier avec le temps votre schéma postural. Il n’est pas rare que nous observions en cabinet bon nombre de patients se plaignant de douleur aux genoux (gonalgies), aux cervicales (cervicalgies), aux lombaires (lombalgies) suite à une entorse de cheville.

Pour une prise en charge adaptée et sécurisée des entorses, il est essentiel de consulter un ostéopathe formé et maîtrisant les critères d’Ottawa. Au cabinet d’ostéopathie du Thor, cette évaluation fait partie de la pratique de l’équipe.

📞 04-90-02-11-37
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Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

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Canal lacrymal bouché du bébé, dacryocystite & Ostéopathie

Canal lacrymal bouché du bébé, dacryocystite & Ostéopathie

Votre bébé a toujours la larme à l’œil ?

Au réveil, il a des secrétions blanches/jaunes et collantes sur ses paupières ?

Peut-être a-t-il alors un canal lacrymal bouché ! Consultez votre médecin ou votre pédiatre afin de poser le diagnostic.

Causes et définition

En temps normal, les larmes qui sont produites par les glandes lacrymales situées au dessus des yeux, sont évacuées vers les fosses nasales via les canaux lacrymaux. Cependant il arrive que ces canaux soient bouchés dès la naissance voire se bouchent au fil des jours après la naissance. Les larmes vont s’accumuler alors dans les yeux qui larmoient en permanence. Une obstruction du canal lacrymo-nasal peut se compliquer en dacryocystite, c’est-à-dire une inflammation du sac lacrymal, nécessitant l’emploi de collyres antiseptiques ou antibiotiques prescrit par votre médecin.

Un peu d’anatomie

Les larmes sont sécrétées par les glandes lacrymales qui se situent au dessus et en latéral de chaque œil. Les larmes vont gagner l’angle interne de l’œil où elles vont pouvoir s’accumuler au niveau du sac lacrymal. Elles franchiront ensuite les points lacrymaux afin de traverser les voies lacrymales en traversant les canalicules lacrymaux (supérieur et inférieur), puis le canal d’union, le sac lacrymal pour aboutir au canal lacrymo-nasal et ainsi se terminer dans les fosses nasales.

a) Glande lacrymale

b) Point lacrymal supérieur

c) Canalicule lacrymal supérieur

d) Sac lacrymal

e) Point lacrymal inférieur

f) Canalicule lacrymal inférieur

g) Canal lacrymo-nasal

  •  Le sac lacrymal

Il récolte les larmes provenant des voies lacrymales. Le sac lacrymal possède une triangulaire, à base externe et à sommet interne. Il est constitué par l’angle de réunion des 2 paupières.

  • Les points lacrymaux

Ce sont des orifices ovalaires et étroits qui constituent l’origine repérable des canalicules. Grâce aux mouvements des paupières, les points lacrymaux se juxtaposent (réunissent) à la fermeture de celles-ci.

  • Les canalicules lacrymaux

Ils font suite aux points lacrymaux et sont contenus dans l’épaisseur de la paupière. Nous pouvons décrire un canalicule supérieur et un canalicule inférieur.

  • Le canal d’union

Les 2 canalicules se réunissent en un seul canal (le canal d’union) qui va s’aboucher à la partie postéro-supérieure de la face antéro-externe du sac lacrymal.

  • Le sac lacrymal

Il joue le rôle de réservoir de forme cylindrique et est aplati transversalement.

  • Le canal lacrymo-nasal

Au sac lacrymal se continue le canal lacrymo-nasal qui est creusé au dépend du maxillaire supérieur qui débouchera dans les fosses nasales.

Ostéopathie mon amie

L’ostéopathe déterminera quelles sont les structures en causes dans l’obstruction du ou des canaux lacrymaux et lèvera tous les blocages en vu d’obtenir un meilleur écoulement. Le traitement ostéopathique est totalement indolore est reste très efficace dans la prise en charge du nourrisson ayant un canal lacrymal bouché. (Voir étude en lien ci-dessous).

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25637617

Les conseils

  • Nettoyer l’œil ou les yeux de votre nourrisson plusieurs fois par jour au sérum physiologique avec une compresse stérile pour limiter les risques d’infection et donc de conjonctivite.
  • Masser délicatement le coin interne de l’œil de votre nourrisson pour aider le débouchage du canal. Demandez l’avis de votre pédiatre ou ophtalmologue si le massage est adapté à votre enfant.

En cas d’échec de toutes les mesures prises, une intervention chirurgicale peut être proposée (ophtalmologue/ORL) rarement avant les 6 mois.

 

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse) 


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Les informations, conseils et exercices présentés sur ce site internet constituent un contenu à vocation informative et éducative élaboré par un ostéopathe diplômé. Ce contenu s’inscrit dans une démarche de prévention sanitaire et d’éducation thérapeutique du patient, conformément aux dispositions de l’article L. 1161-1 du Code de la santé publique.

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  1. Avoir été pleinement informé(e) des risques inhérents à la pratique d’exercices physiques et de techniques corporelles
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Trotteur ou Youpala, Attention !

Trotteur ou Youpala, Attention !

Utilisé pour « apprendre » à marcher ou tout simplement laisser bébé autonome, le youpala est sujet à controverse.

Selon les données actuelles et les études scientifiques menées, les avis divergent concernant ses effets mais la majorité s’accorde à dire qu’ils sont néfastes pour le développement de bébé.

Le Conseil général du Val-de-Marne avait déjà lancé en 2013, une campagne de prévention sur les dangers du youpala (également appelé trotteur).

https://www.valdemarne.fr/le-conseil-departemental/enfance/education/protection-maternelle-et-infantile-pmi/halte-au-youpala

 

Le développement moteur du nourrisson

Il est important de connaitre le développement moteur pour pouvoir comprendre les effets du youpala.

Il passe par plusieurs étapes et chacune d’entres elles est essentielle au bon développement de bébé :

  • Allongé au sol
  • Se mettre sur le côté
  • Se soulever
  • Se mettre à quatre pattes (le vrai quatre pattes impliquant une impulsion avec le gros orteil)
  • Se mettre à genoux
  • Se redresser
  • Se tenir debout

En passant par toutes ces étapes, bébé apprend au fur et à mesure à appréhender son environnement mais notamment il apprend à tomber. Il sait tomber comme il faut en essayant de se rattraper ou d’amortir la chute.

Cela aura aussi une influence sur sa motricité tout au long de sa vie.

Influence du Youpala

L’utilisation fréquente du youpala pourrait nuire au bon développement moteur de bébé.

En effet, la position du nourrisson dans le youpala le met en « extension » :  il marche sur la pointe des pieds, son corps est tendu, en recherche constante d’équilibre sans jamais le trouver (souvent penché vers l’avant pour avancer par une mise en place d’équilibre/déséquilibre).

Cela empêche bébé de se redresser naturellement en passant par toutes les étapes du développement puisqu’en général il ne sait pas encore se tenir assis seul qu’on le place déjà dans le youpala où il s’efforce à maintenir une position debout.

De plus cela l’empêche de découvrir son environnement et par conséquent on observe une absence de réflexes de protections notamment avec les mains lors de chutes.

Il va sans dire que sans surveillance un youpala peut aussi être dangereux : accidents graves, chutes…

Selon le même principe, il en est de même pour les chaises hautes. Il est important que bébé ait découvert et appris seul à savoir se maintenir assis avant de le « forcer » à se placer sur une chaise haute, pour lui donner à manger par exemple.

N’hésitez pas à en discuter avec votre ostéopathe.

 

Article pubmed : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29201117

Marion WYSOCKI (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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La maladie de Sever & Ostéopathie

La maladie de Sever & Ostéopathie

Définition

La maladie de Sever est une ostéochondrite du pied. Cette maladie prend aussi le nom d’apophysite postérieure calcanéenne ou ostéochondrite juvénile du calcanéum. Elle affecte la partie postérieure du talon chez le pré-adolescent, sur la zone d’insertion du tendon d’Achille. C’est une pathologie micro-traumatique qui est la plus fréquente du pied. Nous pouvons superposer la maladie de Sever à la maladie d’Osgood-Schlatter qui elle se situe quant à elle au niveau du genou.  Il s’agit de l’inflammation de la zone de croissance (noyau d’ossification) sur laquelle s’insère le tendon d’Achille.

Chez qui ?

La maladie de Sever se manifeste chez l’enfant et l’adolescent en période de croissance environ de 7 à 16 ans. C’est une pathologie uniquement pédiatrique. Les douleurs situées au niveau du talon chez l’adulte seront assimilées à une tendinite du tendon d’Achille ou à une épine calcanéenne (fasciite plantaire)

 

 

 

Causes

La maladie de Sever est directement liée à la sur-utilisation de l’os (Calcanéum : talon) par le tendon d’Achille (tendon calcanéen).

  • Sportif (tennis, football, danse, handball, gymnastique…) dont l’activité implique des mouvements intenses ou des impulsions répétées au niveau du talon ou de la cheville.
  • Surpoids qui augmente la sollicitation du talon sur le sol.

La douleur

L’enfant va se plaindre d’une douleur située en arrière du talon (talagie) qui va classiquement s’aggraver et augmenter lors de la marche, course à pied ou d’un effort sportif et au contraire s’atténuer ou diminuer au repos. La douleur va se localiser au niveau de l’insertion du tendon d’Achille pouvant faire évoquer une tendinite qui sera elle palpable le long du tendon et dont le diagnostic pourra être posé aisément à l’échographie et radiographie. Il n’est pas rare que l’enfant se plaigne de ses chaussures, qui en faisant pression sur la zone d’insertion, vont déclencher la douleur.

Traitements

  • Repos et arrêt des activités sportives.
  • Poser du froid (glace).
  • Semelles orthopédiques.
  • Antalgiques et pommade anti-inflammatoire (exceptionnellement).
  • Ostéopathie.

L’ostéopathie mon amie

Comme nous avons pu le voir, la maladie de Sever est une pathologie qui prend origine à cause de la sur-sollicitation du talon et du tendon d’Achille. L’ostéopathe en rééquilibrant le bassin, les genoux ainsi que les chevilles, permettra une diminution de la sollicitation sur la zone endolorie. Le but étant de changer la physiologie articulaire en modifiant la posture provenant des pieds.

L’ostéopathie permet donc de diminuer blocages des articulations et les tensions des muscles qui ont favorisé l’apparition de la maladie de Sever. Les manipulations redonnent de la mobilité aux articulations de la cheville ou du pied ce qui permet de « mettre au repos partiel » la surface osseuse qui est en souffrance. Les tensions musculaires étant diminuées, les sur-sollicitations s’en retrouvent diminuées aussi.

Cependant, la maladie de Sever se guérit spontanément lors de l’arrêt des phase de croissance.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)

Léna BURLET (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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La maladie de Scheuermann & Ostéopathie

La maladie de Scheuermann & Ostéopathie

Définition

La maladie de Scheuermann ou dystrophie rachidienne de croissance, appelée encore cyphose juvénile voire cyphose des adolescents est une pathologie liée à un trouble de la croissance faisant partie de la famille des ostéochondrites.

Chez qui ?

Elle touche jusqu’à 10% des enfants et adolescents de 11 à 18 ans avec une plus forte prévalence chez les garçons par rapport aux filles.

Où ?

La maladie de Scheuermann donnera la plupart du temps une cyphose de la colonne vertébrale dorsale (augmentation de la courbure rachidienne), car les vertèbres vont croître plus à l’arrière qu’à l’avant. Il est à noter que dans la plupart des cas, une hyper-lordose lombaire (augmentation de la courbure vertébrale lombaire) va venir compenser cette cyphose dorsale.

Les symptômes

  • Raideur dans le dos.
  • Douleurs aiguës dorsales (lombaires parfois).
  • Fatigue générale.
  • Mobilité limitée dans certains mouvements

Évolution et complications de la maladie de Scheuermann

hyper cyphose dorsaleComme toutes les ostéochondrites, la maladie de Scheuermann cessera avec la fin de la croissance. Cependant, les dégâts causés au niveau des vertèbres pourront être irréversibles et ainsi provoquer des douleurs à l’âge adulte.

Traitements

  • Kinésithérapie.
  • Ostéopathie.
  • Port d’un corset (rare).
  • Sport d’extension (volley-ball, natation…).
  • Chirurgie (exceptionnellement).

L’ostéopathie mon amie

Comme nous avons pu le voir, la maladie de Scheuermann est une pathologie qui a tendance à bloquer, rigidifier et enraidir les vertèbres dorsales et à moindre mesures les vertèbres lombaires. L’ostéopathie vient prendre tout son sens dans ses traitements, visant à débloquer l’ensemble de toutes les vertèbres afin de rendre la meilleure mobilité possible pour en diminuer les douleurs. L’ostéopathie demeure un traitement de choix.

Guillaume SOLAZ (Ostéopathe D.O, Le Thor – Vaucluse)


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La maladie d’Osgood-Schlatter & Ostéopathie

La maladie d’Osgood-Schlatter et Ostéopathie

 

Définition

La maladie d’Osgood-Schlatter est une ostéochondrite de la Lire la suite